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Bonjour à tous, à toutes et aux autres!
Je vous souhaite de très très bonnes vacances d'été!
Cet article est pour vous avertir que je décolle ce soir pour l'Italie!!
Donc, il n'y aura pas de nouveaux chapitres avant un petit moment!!

Je vous aime vraiment! <3
Et merci de me soutenir autant!!

# Posté le vendredi 26 juin 2009 09:18

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 08:57

Chapitre 28 --» Les raisons de Cornedrue

Chapitre 28 --» Les raisons de Cornedrue
- James, je ne crois pas que ce soit une très bonne idée, avertit Lily.

- Lily, nous en avons déjà parlez!

- Je sais, mais je n'aime pas ça. Tu devrais te reposer, tu es sorti de l'infirmerie ce matin et nous avons eu une journée très chargée et difficile.

En effet, la veille, dans chaque salle commune, était affichée une annonce officielle, adressée aux sixième année. Entre autre, le parchemin faisait mention du premier cours de transplanage qui aurait lieu le lendemain. Prenant avec plaisir cette information, tous les élèves de sixième année avaient été découragés par la concentration dont il fallait recourir et du peu de réussite dont ils furent témoins. Chacun s'efforçait de se souvenir des trois D – destination, détermination, décision -, de porter une attention particulière au professeur de transplanage, Wilkie Tycross, qui répétait et répétait que le transplanage était un exercice extrêmement complexe et que, mal entrepris, le risque était le désartibulement, tant en tournant sur eux-mêmes sans chanceler et en visualisant le cerceau à leurs pieds où ils devaient apparaître, mais en vain. Rien, pas même un désartibulement, n'eut lieu pendant le premier cours. Le seul évènement notable qui se produisit fut Peter qui, croyant qu'en tournant plus vite, il était plus aisé de transplaner, tituba dangereusement autour de son cerceau et s'écroula lourdement en entraînant trois Serpentards mécontents dans sa chute.
Bref, ces notions et cette concentration avaient occupé toutes les moindre partielles de leur cerveau, et la plupart des élèves de l'année des maraudeurs s'étaient jetés dans leur lit immédiatement après le souper.

- Je ne suis pas fatigué et j'y suis habitué. J'ai besoin d'y être.

- Sirius et Peter seront s'y prendre sans toi. Tu n'es pas invulnérable, James, surtout pas ce soir. Tu pourrais faire une erreur et te blesser, toi ou un autre.

Sirius et Peter était déjà auprès de Remus qui ne devait pas s'être transformé encore. James, lui, avait dû organiser une pratique de Quidditch ce soir sur commande de McGonagall qui lui avait assuré qu'il y avait bien trop longtemps qu'il n'avait pas rassemblé ses joueurs pour une pratique. Alors, il avait dû se geler le postérieur et s'épuiser à crier à travers le vent qui soufflait à écorner une licorne.

- Un animal ne risque rien et, continua James en changeant son air grave en mine arrogante, coup de chance, je suis un expert en métamorphose et je peux me transformer quand je le veux en cerf. Un magnifique cerf, qui plus est, n'est-ce pas, Lily?

Vaincue, Lily baissa le menton et regarda James à travers ses cils. Elle lui offrit un sourire en coin espiègle pour lequel le garçon craqua immédiatement. Il rompit la distance entre eux, et colla Lily à lui pour pouvoir sentir ses cheveux.

- Ne t'avise plus d'utiliser cet argument contre moi, grogna Lily contre l'épaule de James.

Le corps du capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor fut secoué légèrement d'un éclat de rire muet qui parcourut aussi celui de la rouquine scotchée à lui.

- Et de toute manière, nous n'avons jamais perdu le contrôle, tout s'est toujours bien déroulé, personne n'a jamais été...

Mais à cet instant, Lily se décolla vivement de James. Ce qu'il venait de dire en essayant de la rassurer ultimement avait été un mensonge qui fit tout le contraire de ce qui avait été espéré. Lily se mordit la lèvre inférieure et secoua vivement la tête de droite à gauche.
James comprit qu'il avait mentit et le souvenir du soir qui était revenu en tête à Lily se grava aussi dans la sienne.

- Personne n'a jamais été blessé? James! Rogue a faillit être tué cette nuit-là et toi...

- Moi, j'ai été assez brave et rapide pour empêcher toutes catastrophes. Lily, ce sont des risques à prendre et nous les prenons sans difficulté pour Remus, parce que, sans nous, ces nuits seraient de vraies horreurs, assura James en reprenant la situation en main. Te souviens-tu de la tête qu'il avait le lendemain de ses supposées visites à sa mère malade lorsque nous étions en première et en deuxième année? Lorsque nous n'étions pas encore là, avec lui, pendant ses transformations? Moi, je m'en rappelle, Lily, et c'était affreux et affligeant. Je ne regrette aucunement ce que nous avons fait et les risques que nous prenons chaque soir de pleine lune lorsque je vois l'air qu'a Remus le lendemain matin : un air épuisé mais heureux, Lily.

C'était le meilleur argument à dire et Lily ne trouva rien à redire. Elle serait bien égoïste si elle obligeait James à éviter tous risques, mais qu'en retour, Remus en souffrait. Elle aimait de tout son être James, mais sa bravoure l'épouvantait autant qu'elle la fascinait.

- Depuis cet évènement, Sirius a été rapidement remis à sa place, et Rogue évite désormais le saule cogneur comme les scoutts à pétards fuient devant une marre d'eau. De toute manière, il est emprisonné à l'infirmerie depuis hier matin.

Lily fronça des sourcils et devint livide en repensant à l'évènement qui les avait confronté, Rogue et elle, à la volière, la veille.

- Que s'est-il passé? demanda innocemment Lily.

- Rusard aurait vu un grand nombre de chouettes et de hiboux quittés précipitamment la volière. Croyant à une mauvaise blague de Peeves, il y aurait accouru et aurait trouvé Rogue inconscient, gisant dans les excréments des oiseaux et les cadavres des petites proies des hiboux. Servilo fut transporté à l'infirmerie où il certifia qu'il avait tout simplement trébuché et qu'il s'était assommé contre le sol de la volière. Patmol en rit encore. Étrange, non, comme histoire?

- Très étrange, marmotta Lily soudain honteuse et intriguée.

Pourquoi cette stupide mascarade? Pour l'orgueil d'un Serpentard, était-il mieux trébucher seul et sur une surface plane et perdre connaissance ou se faire envoyer valser contre le plafond par une née-moldue? Severus Rogue était-il rendu si bas et si commun aux autres Serpentards? Bien sûr qu'il l'était! Et Lily, une fois de plus, n'aurait pas dû en être tant étonnée.

- Alors, ça va? Je peux y aller? s'enquit James sans se rendre compte du monologue interne de Lily.

- Bien sûr, James, répondit Lily après avoir poussé un soupir de résignation. Allez! Vas-y! Je t'aime.

James était une bonne personne. Elle devait s'y conforme et arrêter de jouer le rôle de la petite amie névrosée, égoïste et peureuse. Elle devait prendre les dessus sur son inquiétude et être aussi courageuse que James.

- Alors, je ferai attention! dit James en embrassant tendrement le front de Lily et comme s'il avait compris ce que Lily venait de penser, il poursuivit en disant : ne te morfonds pas, ma Lily, et ne sois pas honteuse de ton tracas. Si nos rôles étaient inversés, je me serais entièrement opposé à ta participation à cette pleine lune. L'amour rend égoïste et soucieux.

- Et vulnérable! Arg! Quel fardeau cet amour!

Lily sourit et James se joignit à elle. Elle retourna dans les bras de James, le serra fort et le repoussa.

- Allez! Va-t-en avant que je te retienne plus longtemps.

Sans mot dire, James attrapa le menton de Lily, embrassa ses minces lèvres tendrement et partit.
Lorsque Lily rouvrit les yeux, elle était seule, enfin, aussi seule que le permettait la salle commune.


Le lendemain matin, lorsque le soleil commença à pointer ses doux rayons sur Poudlard, alors là, seulement, le loup-garou sembla fatigué et vouloir s'endormir. Il ouvrit sa grande gueule et un long feulement roula en un bâillement sonore. Sous les regards du chien, du rat et du cerf, il marcha lentement jusqu'au canapé mangé aux mites et déchiré par les griffes du lycanthrope et s'y étendit. Lorsqu'il posa sa tête sur le coussin et qu'il ferma ses yeux, ses oreilles rétrécirent et descendirent du sommet du crâne jusqu'aux tempes. Tranquillement, le poils du loup-garou semblait réintégrer l'épiderme du corps, ses longues griffes pointues se rétractèrent pour devenir des ongles courts, mais sals et finalement, les pieds, les mains, enfin, toutes les parties du corps transformé retrouvèrent leurs proportions initiales.
Le loup-garou, maintenant redevenu homme, étira tous ses membres et poussa un soupir de soulagement. Finalement, après quelques minutes qui furent utiles à remettre ses idées en place, il ouvrit lentement ses yeux et découvrit trois animaux devant lui. S'il n'avait pas été habitué à cette scène, il aurait été surpris de découvrir un cerf avec un rat dans les bois et un chien à ses côtés qui lui offraient un rictus amical et tendre, une expression qui ressemblait beaucoup à un sourire.
Les animaux, en s'assurant que les yeux de Remus étaient bel et bien redevenus jaune caramel comme ils l'étaient habituellement, purent reprendre leur apparence de sorciers. Une fois, ils avaient été surpris par ce dernier élément. James, voyant que le corps du loup-garou avait disparu, était redevenu un homme. Aussitôt, Remus fut parcouru de soubresauts et tenta, avec ses membres saccadés et tendus, de sauter sur l'humain. James, rassemblant tout son bon sens, redevint rapidement un cerf et le loup-garou cessa de s'agiter. De toute cette nuit, ce fût les yeux déchirés par l'envie, la soif, la folie et l'humanité d'un loup-garou dans un corps maigre de garçon qui les bouleversa le plus. Au fils des années, James avait établi que les yeux d'un loup-garou étaient la seule chose sur laquelle on pouvait se fier. Plus ses yeux étaient humains, plus le loup-garou était stable, plus ses pupilles étaient dilatées et sombres, plus le loup-garou devenait insensé et fou.

- Dis Cornedrue, pourquoi as-tu traîné hier soir? Tu es arrivé en retard. Tu t'es fait pincé par Rusard? s'enquit Sirius alors qu'ils s'habillaient tous les quatre.

- Non, d'ailleurs, j'ai eu de la chance qu'il ne m'est pas aperçu puisque l'idée de regarder sur la carte du maraudeur m'est complètement sortie de la tête.

- Alors, qu'est-ce qui t'a retenu?

- Lily. Elle ne voulait pas que j'y aille.

- Ah! J'espère que ce numéro ne se répètera pas tous les soirs de pleine lune. Il faut qu'elle sache que ce n'est pas parce qu'elle t'entreprend désormais corps et âme que tu dois rester assis bien sage à ses pieds.

- Wow! Ne t'affole pas comme ça Patmol! Tu as l'air d'une vieille femme qui se plaint de son mari.

- J'ai l'air d'une belle vieille femme, au moins? interrogea Sirius avec espièglerie.

- Demande donc à Lunard! Toutes les vieilles femmes raffolent de son allure sage et de son air de chien battu. Oh! pardon, de loup battu. C'est lui le spécialiste en petite vieille.

Les deux amis ricanèrent quelque peu tandis que Remus secouait la tête négligemment, le sourire aux lèvres, en entendant l'échange de ses amis.

- Alors, Lunard? Suis-je assez belle pour toi? questionna Sirius en parlant comme une vieillarde.

- Oh! ça pour être belle, madame, vous êtes affreuse! répliqua Remus.

- Jeune insolent! Si je meurs de tristesse, ayez ma mort sur le c½ur! continua Patmol en gardant son ton absurde.

Peut-être était-ce dû à leur manque de sommeil et à leur veille trop chargée s'ils en étaient à s'amuser à imiter des dames du troisième âge, mais l'important pour eux, était d'avoir du plaisir ensemble, peu importait le genre de plaisanterie qu'ils sortaient.

***

Oh là là! Enfin de retour! et sachez que pendant mes vacances, j'ai écrit plusieurs chapitres. Des chapitres qui seront tous pour plus tard. J'avais une idée pour le future de ma fic, alors je l'écrivais et ça devenait un chapitre. L'avantage, à cela, c'est que je sais où va ma fic!
Parlant de fic, je voulais savoir si vous auriez des fanfic à me proposez? Des fics que vous avez aimé autant que des romans! Il y a un moment que je n'ai pas lu de fic (=S) et je voudrais y remédier! Avez-vous des suggestions?
Ensuite, je tenais à vous dire que j'ai toute relue et recorrigée ma fic et que tout ça n'a pas été fait pour rien! S'il vous plaît, si dans mes prochains articles vous remarquez des fautes ridicules ou graves, avertissez-moi que je puisse me corriger.
Finalement, vous avez sûrement tous déjà vu le HP6! Alors, qu'en avez-vous pensé? Moi, je l'ai beaucoup plus aimé que le cinquième! J'ai trouvé qu'ils avaient fait un très bon mélange entre humour, amour et noirceur. Le point négatif, c'est que j'ai trouvé que les moments où Katie est possédé par le collier et Ron, par la boisson, ont passé trop vite. Sinon, qu'en avez-vous pensé?

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posté le samedi 01 août 2009 22:55

Chapitre 29 --» Culpabilité et blâmes

Chapitre 29 --» Culpabilité et blâmes
- Comment va Papa? demanda Lily à sa s½ur.

Lily avait reçu l'autorisation de quitter Poudlard pour la fin de semaine et de ne revenir que le lundi soir suivant; le dimanche matin, avait lieu l'enterrement de sa mère. Maintenant que la neige, avec clémence, avait succombé aux rayons du soleil de la fin du mois de mars et avait disparu des sols de Londres, l'enterrement était possible.

- Si tu considères qu'aller mal c'est broyer du noir toute la sainte journée, se sentir impuissant devant tout et frôler la crise cardiaque à la moindre inquiétude, alors, je te le confirme, notre père ne va pas
bien, répondit tristement et froidement Pétunia.

- Il travaille, tout de même?

- Il part tous les matins au boulot, mais de là à savoir s'il travaille...

Lily se mordit la lèvre supérieure, pour s'empêcher de pleurer. Elle avait fait le deuil de sa mère, ce n'était pas ce qui la rendait triste en ce moment. C'était le fait que son père, lui, ne l'avait pas fin et qu'il semblait s'accrocher à sa défunte épouse avec acharnement et sans vouloir comprendre qu'elle ne reviendrait pas.

- Il est à la maison? s'enquit Lily en se déplaçant pour observer dans la cuisine.

- Non, il est parti quelques minutes avant ton arrivée.

Lily était apparue dans le salon des Evans il y avait deux minutes, en tenant dans ses mains un vieux bas, qui lui servait de portoloin.

- Et toi? Tu tiens le coup?

- Lily, il y a trois mois que maman est... partie. Elle me manque considérablement et je pense à elle tous les soirs avant de m'endormir, mais j'ai cessé de pleurer constamment et de ne vouloir rien d'autre que son étreinte. C'est ce qui est supposé arriver pendant le deuil, mais l'état de papa ne s'améliore pas, si ce n'est qu'il ne pleure plus toutes les nuits. Peux-tu comprendre que j'ai l'impression que, en nous quittant, maman a traîné notre père avec elle et qu'il ne nous reste plus, ou plutôt qu'il ne me reste plus, puisque toi, tu es bien loin de nos soucis, à ton école, je disais donc qu'il ne me reste plus qu'un coeur inconsolable.

Le ton de Pétunia, bien qu'empreint d'une grande ranc½ur envers sa s½ur, avait été déchirant. Son ton n'avait pas frappé Lily comme il le faisait toujours, cette fois, il l'avait renduite en miette. Elle était réduite par la culpabilité et le remord. Alors qu'elle était tout à fait heureuse à Poudlard, avec James, sa s½ur et son père continuait de vivre le départ de Violette Evans. Elle ne s'était même pas enquise d'eux. Elle aurait dû savoir que son père allait aussi mal et que sa s½ur était débordée.

- Je suis désolée, Tunie, j'aurais dû revenir pour t'aider et pour soutenir papa.

- Tes remords ne m'aideront guère, Lily.

- Tu aurais pu m'envoyer une lettre pour me dire que...

- Tu serais venue? Tu serais partie des bras de ton chéri qui ne sait pas se coiffer et de ton école de dingues? Tu serais venue m'aider?

- Bien sûr! Quelle question! Vous êtes ma famille, et même si je ne vous vois plus très souvent, je vous aime toujours et je pense à vous! Je serais venue t'aider, Tunie, parce que tu restes ma s½ur! L'as-tu oublié?

- Quel culot tu as de venir me poser cette question, alors que c'est toi qui nous as abandonnés! Tu nous as reniés et tu te considères encore de la famille? Tu as choisi ta voix et nous l'acceptons, mais tu ne peux pas revenir en arrière. Vois-tu Lily, tu as toujours été d'un tel égoïsme!

Un nuage passa dans les yeux de Lily, un nuage qui assombrit ses yeux. Étrangement, elle était folle de rage que sa s½ur ne la croit pas et lui fasse porter le chapeau, mais c'était des larmes remplies de remords qui perlaient sur ses joues. Des remords qui s'étaient créés en entendant Pétunia, même si Lily savait pertinemment que la moitié de se que disait sa s½ur était mensonger.

- Je ne veux pas plus de tes larmes que de tes remords, Lily. Tiens-toi droite et accepte la critique!

Elle ravala aussitôt tous ses sanglots. Plus jeune, sa s½ur, à Lily, avait toujours été un exemple à suivre et sa plus grande idole. Elle faisait pratiquement tout comme Pétunia et écoutait ses reproches comme un enfant le ferait avec sa propre mère. Elle avait toujours été clouée par l'autorité qu'exerçait sa propre s½ur sur elle, et Lily fut sidérée de constater que cela n'avait pas changé.

- Alors, puisque tu es là. Vas-y aide nous. Tu as des idées, des propositions?

Pourquoi Pétunia était-elle si méchante à un tel moment? Un moment où deux s½urs auraient dû se soutenir et se tenir les coudes. Était-ce parce qu'elle était à ce point jalouse de sa cadette?
Lily ferma les yeux et tenta de faire disparaître le trop-plein d'émotions qui résidaient en elle. Après quelques secondes, lorsqu'elle se sentit plus forte et plus maîtresse d'elle-même, elle rouvrit les yeux.

- Pour le bien de papa, peut-être devrait-il voir un spécialiste, une personne qui saurait l'aid...

- Tu ne viens pas pour ça, toi? Pour l'aider? Il y a quelques instants, tu me certifiais que tu saurais l'aider!

- Je n'ai pas dit ça, Tunie, continua Lily avec diplomatie. Je dis seulement qu'un professionnel saurait mieux que nous comment agir avec lui.

- Notre père n'est pas fou, il n'a pas besoin de voir un psychologue. Que penses-tu que vont dire les
voisins? Et notre réputation, et celle de papa? Tu y as pensé?

- Non, parce que je pense plutôt à sa santé.

- Que vaut la santé d'un homme si ce dernier est considéré comme un dingue?

- Tu ne dis pas ça sérieusement? Tu y penses? Tu voudrais qu'il continue à voir tout en noir que pour préserver votre réputation?

- Non, je ne veux pas qu'il reste ainsi, mais le psychologue est exclu.

- Mais...

- Lily? C'est toi, mon agneau?

C'était la voix de son père qui lui venait du deuxième étage. Une voix vide et creuse, qui était totalement différente du ton chaud de Mr. Evans.
Une lueur de soulagement apparue en Lily, mais aussitôt, elle posa un regard blâmant sur sa s½ur en souvenir du mensonge qu'elle lui avait servi à propos de l'endroit où était son père.

- Oui, c'est moi, papa!

- Tu veux bien venir me voir.

- Bien sûr.

Après avoir fusillé Pétunia qui semblait, ô combien indifférente par ses reproches, elle gravit les marches jusqu'aux deuxième étage et s'arrêta nette en voyant l'état de son père. Il était habillé et coiffé avec déchéance. Des ridules de peine s'étaient gravées dans son front et les pattes d'oie aux coins de ses yeux avaient doublées en nombre. Ses pupilles avaient pris une teinte vert forêt et ses paupières avaient gardées une apparence de lourdeur. Ses joues, sa mâchoire et son menton avaient disparu sous une épaisse barbe mal rasée. La barbe, c'est ce qui choqua Lily le plus puisque son père avait toujours eut en horreur les poils qui poussent dans la partie inférieure du visage. Il disait que cela donnait, à quiconque qui ne les rasait pas, un air négligé et sal.
Passé le choc de la vue de son père, Lily se jeta dans ses bras et elle ne put s'empêcher de remarquer la différence de force qui résidait dans les muscles de ses bras. Mr. Evans n'avait jamais été d'une force remarquable, mais sa musculature présente était attristante.

- Je suis désolée, papa, de ne pas être venue plus tôt, sifflota Lily malgré sa gorge serrée.

- Ne dis pas de bêtise, mon agneau! Tu es plus heureuse dans ton école, voilà ce qui importe.

- Mais, toi...

- Moi, je suis un adulte responsable qui aimerait bien qu'on me laisse tranquille. Lily, chérie, continua Mr. Evans en posant sa main tremblante sur la joue de sa fille, j'ai choisi ma voix, je sais ce que je veux et tu sais combien je n'aime pas qu'on discute mes discussions. Tu es aussi orgueilleuse que ton vieux père...

- Tu n'es pas si vieux, papa.

- Bref, étant remplie d'orgueil comme moi, toi, au moins, tu devrais comprendre que je ne veux plus que l'on me materne. Lily, si j'ai changé, crois-moi, j'en suis désolé, mais c'est mieux ainsi pour moi. Et pour toi, tu verras tout s'arrangera et tu vivras dans le bonheur. Alors, n'aies pas peur, mon agneau, car je n'aurai pas l'esprit tranquille.

Lily fronça des sourcils.

- Je ne comprends pas.

- Tu n'as pas besoin de tout comprendre dès maintenant, mais souviens-toi seulement que ce sera mieux ainsi pour toi et pour ta s½ur.

Lily laissa tomber, pour l'instant, elle voulait profiter de la présence de son père. Alors, elle le serra encore plus fort et embrassa sa joue barbue.

- Je t'aime, papa.

- Moi aussi, Lily, moi aussi. Alors, raconte-moi, tu es heureuse à Poudlard, avec ce... comment il s'appelle?

- James, il s'appelle James Potter et oui, je suis très heureuse, confessa Lily avec une pointe de culpabilité.

- C'est lui qui te rend aussi heureuse?

- En grande majorité.

- Alors, c'est qu'il est un bon garçon. S'il te rend aussi épanouie que Vernon rend Tunie heureuse, alors j'en suis rassuré.

Bien que Lily n'apprécia pas la comparaison, elle fut reconnaissante envers son père pour cette parole.

- Maintenant, Lily, j'ai sommeil. Va donc voir Pétunia un peu.

Son père n'avait jamais compris, ou il n'avait peut-être jamais voulu comprendre la ranc½ur qui s'était installée entre les deux s½urs.

- Bien sûr, papa. Dort bien.

Il embrassa sa fille ultimement et lui dit finalement :

- Au revoir, mon agneau.

***

Ouf... ce fut un chapitre qui m'a émut (oui oui... moi-même) puisque j'accorde une très grande importance à ma propre famille et me mettre dans la peau de Lily et subir la rancoeur de sa soeur m'a fait... de la peine à moi aussi.
Vous anticipez quelque chose pour la suite? Vous avez des commentaires? Laissez-moi des commentaires alors!

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posté le jeudi 06 août 2009 14:59

Chapitre 30 --» À propos de Lily

Chapitre 30 --» À propos de Lily
- Tu ne pourrais pas ralentir, James? grogna Prue en essayant de suivre les foulées longues et rapides de James tout comme Jazmin et les trois autres maraudeurs.

- Non.

- Oh! Mais arrête un peu avec ça! Tu t'en fais pour rien! continua Jazmin.

- Je suis convaincu du contraire!

- Allez! Arrête-toi un peu et respire! Sinon tes cheveux blanchiront précocement! rajouta Jazmin.

- Vous pouvez rigoler autant que ça vous chante!

- Mais dit nous au moins où est-ce que tu vas? Tu parts en courant de la salle commune et tu parcoures 4 étages à la course!

- Vous ai-je demandé de venir avec moi?

- Oh! ce que tu peux être de mauvais poil, se fâcha Jazmin.

- Vous n'aviez qu'à pas me suivre.

- Ne me blâme pas, moi, j'ai suivi Prue.

- Et moi, j'ai suivi Sirius, annonça Prue.

- Moi, je t'ai suivi, vieux, répliqua Sirius.

Emporter par un élan de curiosité, James s'arrêta net dans le corridor et se retourna vers les deux derniers, sans se préoccuper de Jazmin qui venait de lui foncer dedans de plein fouet et qui était tombé sur le sol en poussant un petit cri de surprise et de frustration.

- Vous aussi vous avez des excuses minables à me fournir? s'enquit James, agacé.

- Euh... je t'ai suivi pour t'empêcher de faire des sottises, ajouta Remus.

Tous les regards convergèrent vers Peter dont la tête semblait rentrer dans les épaules.

- J'ai... suivi le groupe...

La phrase de Queudver avait été dite avec un accent interrogatif, comme s'il demandait à James si son excuse était acceptée.

- Évidemment, grogna James en reprenant sa route.

- Attends un peu, ce corridor ne mène qu'à une seule place : le bureau de McGonagall, comprit Remus.

- Bien vu! dit James.

- Oh non! James, McGonagall n'aura aucun plaisir à te voir entrer dans son bureau. Tu la questionnes sur l'Ordre depuis ta fête et elle en est tannée, s'exaspéra Jazmin. Elle ne voudra pas que tu la déranges.

- Elle n'aura aucune raison de me rejeter puisque, cette fois, je ne veux pas lui parler de l'Ordre du Phénix, mais de Lily.

- Cornedrue, McGonagall n'est pas vraiment la bonne personne à qui s'adresser pour parler bisou-bisou, rigola Sirius.

- C'est ça, moque-toi! Je ne veux pas lui parler de notre relation, mais de son absence inexpliquée!

- Oh! Lily est sûrement... commença Jazmin.

- Non! coupa James. Ce n'est pas dans ses habitudes de ne pas donner de signes de vie. Elle est partie vendredi passé pour l'enterrement de sa mère. Elle devait revenir lundi. Nous sommes jeudi et elle n'est toujours pas revenue!

- Elle veut peut-être...

- ... passer plus de temps avec sa famille? C'est possible, mais de ce que Lily m'a raconté sur sa relation avec sa s½ur, ça me surprendrait. Et de plus, pourquoi ne me l'a-t-elle pas écrit dans une lettre? Je lui aie envoyé une lettre par jour depuis dimanche et je n'ai toujours pas reçu de réponses!

- Les hiboux se sont peut-être égarés, poursuivit la brunette.

- C'est mon propre hibou que j'ai envoyé la première journée, et il m'est revenu, hier, bredouille.

Voyant que Jazmin n'avait rien à redire là-dessus, James, qui s'était depuis un moment arrêté devant le bureau de la directrice adjointe, cogna à la porte. Dans le bureau, on entendit des signes de mouvement et la porte s'ouvrit en grognant sur ses gonds.

- Je me disais bien que ce devait être votre voix que j'entendais juste devant mon bureau, Potter, dit McGonagall en guise de bonjour.

- Oui, euh, je suis désolé, mais j'aimerais...

- Me parler? Entrez donc! ajouta le professeur en ouvrant davantage la porte et en s'ôtant du chemin. Mais dites donc, s'exaspéra-t-elle en voyant les Gryffondors qui entraient dans le bureau derrière James, vous avez amené toute une classe ou quoi?

- Ne me blâmez pas, professeur, c'est eux qui m'ont suivi.

- Et comme je vois, ce sont tous des élèves qui ont été, comme vous, abordés par le professeur Bones à propos de l'Ordre du Phénix l'année passée. C'est une coïncidence, dites-moi.

- Oui, mais...

- Vous êtes donc si têtu? Faut-il que je transforme votre main en feuille de parchemin et que j'y écrive ce que je vous répète depuis que vous avez 17 ans pour que vous n'oubliiez pas? Vous devez attendre cet été pour participer aux réunions de l'Ordre, vous y joindre pendant l'année scolaire est tout sauf sécuritaire. Que diront les rumeurs si... 6 Gryffondors, continua McGonagall après avoir compter les adolescents qu'elle avait dans son bureau, sans compter Miss Evans, manquent des journées de cours?

- Justement, professeur, pourquoi Lily n'est-elle toujours pas revenue?

Les yeux du professeur devinrent interrogatifs.

- Vous ne venez pas me parler de l'Ordre du Phénix?

- Non, je m'inquiète pour Lily.

Le professeur McGonagall prit automatiquement une attitude prudente.

- Si je peux vous rassurer sur ce point, Potter, Evans n'est pas blessée.

- Physiquement, mais comment va-t-elle psychologiquement?

La directrice des Gryffondors se mordit la lèvre inférieure et sembla réfléchir à ce qu'elle pouvait dire.

- Je ne crois pas que l'état psychologique d'une personne, que vous l'aimiez ou pas, vous regarde.

- Et si j'aime cette personne plus que je m'aime moi-même?

McGonagall fut surprise de la gravité et de l'inquiétude qu'elle retrouva dans le ton de l'élève le plus arrogant de Poudlard.

- Potter, même si je le pouvais, vous n'êtes pas seul et je ne...

- Ce n'est pas un problème ça, coupa James. Vous cinq, dégagez! Allez, du vent!

- Non... Potter, ce n'est pas...

- Allez, Patmol, bouge-toi!

Dans un vacarme de murmures résignés, tant de la part des cinq adolescents que du professeur, Jazmin, Prue, Sirius, Remus et Peter sortirent du bureau et refermèrent la porte.

- Voilà, nous sommes seuls, poursuivit James.

- Potter, gronda McGonagall, les problèmes familiaux de la famille Evans ne regarde qu'Evans... et
sa famille.

- Alors il s'agit d'un problème avec sa famille? C'est sa s½ur qui l'embête? Lily m'a tout raconté à propos d'elle et je sais qu'elles n'ont pas une très bonne rela...

- Potter ! Vous êtes exaspérant, nom d'une gargouille!

- S'il vous plaît, professeur, dites-moi ce qui l'empêche de revenir à Poudlard! Je me fais du sang d'encre pour elle depuis lundi soir, je m'inquiète, ça me torture! Vous avez un petit ami, un mari?

- Potter...

- Vous avez déjà aimé à un tel point que vous en étiez surpris vous-même de cet amour?

Rien ne transparut dans le visage de McGonagall, elle semblait écouté un vieux documentaire sur les tapis volants. Aucune émotion n'était peinte dans ses yeux, seulement la prudence et l'inflexibilité. James vit dans son silence et dans son absence de réaction, une invitation à poursuivre.

- Bref, c'est un sentiment si étrange de ne pas savoir ce qui arrive à l'être qu'on aime tant. C'est comme si vous ne saviez pas ce qui arrivait à votre propre corps, comme s'il avait un problème et que vous ne saviez pas lequel, donc, que vous ne pouviez même pas l'aider. C'est inconfortable, inquiétant et invivable.

Une fois de plus, c'est le silence qui répondit à James, mais un changement s'était effectué en Minerva McGonagall. Un changement presque imperceptible qui adoucissait ses traits.

- Vous hésitez encore parce que je ne suis pas un Evans? Vous ne devriez pas. Ma mère la considère comme de la famille, mon père l'adorerait et l'apprécierait comme sa nièce s'il était toujours... vivant.
Je crois bien que tout ça peut bien être réciproque, n'est-ce pas?

Le professeur sembla chercher au plus profond d'elle-même l'autorisation de dire au jeune homme ce qu'elle savait. Finalement, elle soupira et dit :

- Mr. Evans est décédé.

Une immense peine raviva le c½ur de James.

- Oh non.

- Et Miss Evans a décidé de rester avec sa s½ur pour vivre le deuil ensemble.

- Avec sa soeur? C'est insensé. Pour combien de temps restera-t-elle là?

McGonagall déglutit et essaya de communiquer la réponse à James par le biais de leur regard.

- Elle ne va pas revenir? marmotta James, la gorge serrée.

- Non.

- C'est possible? Elle... elle n'a même pas passé ses Aspics.

- Miss Evans est majeure maintenant et elle choisie seule de son destin.

- Et vous allez la laisser faire sans rien dire?

- Potter, sachez que toutes les démarches ont été suivies. Lorsque le professeur Dumbledore a constaté, lundi soir, que Miss Evans n'était pas revenue comme prévu, il est allé à sa demeure moldue pour s'entretenir des circonstances. Lorsqu'il est revenu à Poudlard, le directeur nous a dit que Miss Evans ne désirait plus revenir à Poudlard et qu'elle voulait vivre en tant que moldue.

- M-m-mais elle ne pourra pas se débrouiller comme n'importe quel moldu dans leur monde, elle n'est pas allée à l'école moldue, elle ne pourra pas travailler. Professeur, dites-moi que c'est une mauvaise blague, elle ne peut pas décider comme ça de changer de... de monde!

- Si, Potter, elle le peut. Étant majeure, elle peut faire tout ce qu'elle veut dans le monde moldu, sauf avoir recours à la magie.

- Alors, j'y vais aussi! Je vais aller avec elle. Elle ne peut pas vivre seule dans ce monde! Je dois y aller avec elle.

- Potter, grogna McGonagall, ne soyez donc pas bête! Que dirait votre mère? À la place de partir avec elle, essayez de la faire revenir à Poudlard! Vous savez autant que moi que Lily Evans ne désire pas laisser tomber le monde de la magie. Trouver ce qui l'enchaîne à sa vie moldue et aidez la à retrouver goût à la sorcellerie.

James réfléchit aux propos de McGonagall. Il n'avait même pas pensé au pourquoi du choix de Lily, mais seulement au comment. Et la réponse lui vint presque automatiquement : Lily devait se sentir coupable de ne pas avoir été là pour sa mère et son père et voulait se rattraper. Elle devait être accablée par la culpabilité.

- Mais comment professeur? Lily est têtue, elle ne changera pas d'idée facilement.

- J'ai peut-être une idée Potter. Vous vous souvenez, l'année dernière, tous les élèves de cinquième année ont eu une rencontre avec leur directeur de maison pour un conseil d'orientation? Lorsque j'ai rencontré Miss Evans, la seule chose qu'elle savait pour son futur, c'était qu'elle désirait travailler dans le domaine de la potion. Je lui ai alors parlé du métier de sérumage. C'est un métier très important qui consiste à fabriquer et inventer des potions pour les blessés et les malades, mais très peu de gens peuvent faire ce métier puisqu'il faut beaucoup d'expertise. Chaque année, les sérumages de l'Hôpital Ste-Mangouste offrent aux adolescents intéressés de plus de 17 ans de partout à travers l'Europe un stage pendant l'été afin de savoir si cette carrière les intéresse et pour les préparer au métier. Si Miss Evans était inscrite, croyez-vous qu'elle serait heureuse?

- Je crois bien que oui. Lily m'a déjà parlé de ce métier et elle m'avait aussi communiqué son désir de sauver des vies à l'aide de sa passion pour les potions.

- Pensez-vous qu'elle reviendrait vers le monde de la magie si elle était acceptée au stage?

- J'en suis presque sûr.

Sur ce, James sortit du bureau de McGonagall le c½ur chagriné, mais espérant.

***

Le voici, le voilà! Vous venez de lire le 100e article de mon blog! Et si tout ça a été possible, c'est grâce à vous qui me lisez et m'encouragez, je ne crois pas que j'aurais eu tant de plaisir à écrire cette histoire sans vous! Je vous dis un immense MERCI!!!
Mais je suis désolé pour ce chapitre assez pauvre... je ne trouve pas qu'il est très bien... mais en même temps, je ne suis pas capable de mettre mon doigt sur ce qui ne va pas... Bref, vous avez des commentaires?

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posté le mercredi 12 août 2009 14:38

Chapitre 31 --» Oublis et retours

Chapitre 31 --» Oublis et retours
Sur le sentier envahi par la végétation ragaillardie par les bras chauds et puissants du soleil et qui ceinturait le lac où miroitait le ciel, flânait un adolescent qui foulait le sol rocailleux la tête baissée. Ses pas étaient las et lents. Ses cheveux qui se livraient une guerre sans merci semblaient être destinés à lui servir d'ombrelle afin que le soleil ne puisse réchauffer son visage refroidi par l'impuissance. Ses prunelles étaient aussi brunes qu'à l'habitude, mais elles n'étaient pas illuminées par la joie qui lui serrait souvent le c½ur, de sorte qu'elles semblaient désormais pratiquement noires. James Potter avait l'impression d'être un bon à rien.
Il y avait presque un mois de cela, il était allé, avec la directrice de la maison Gryffondor, rejoindre sa petite amie dans sa maison de moldus pour la convaincre de revenir à l'école de sorcellerie. En fait, c'était pour lui parler d'un stage de sérumage très réputé où elle avait été acceptée qu'ils étaient venus la voir.
Une semaine après l'envoi de la fiche d'inscription de Lily, McGonagall recevait une lettre lui assurant la place de Lily Evans au stage. Tout de suite après, elle convoquait James dans son bureau pour lui présenter la lettre et pour lui demander s'il souhaitait venir avec elle pour l'annoncer à Lily.
Lorsqu'ils avaient sonnés à la porte de la maison de ville, Lily avait ouvert la porte et aussitôt, son visage été passé d'un air complètement impassible et dur à un air surpris et heureux. Malgré la présence de leur professeur, James avait rapidement enlacé Lily en lui communiquant tout le bonheur qu'il avait de la revoir.
Mais James et McGonagall n'avaient pas pensé que Lily serait aussi réticente à revenir dans le monde de la magie. Bien sûr, ses yeux avaient rayonné de gratitude et de joie lorsqu'elle avait appris son acceptation au stage, mais aussitôt, ils avaient repris leur teint morne, comme si elle se coupait de tout plaisir pour ne pas changer d'idée. Elle n'arrêtait pas de dire que si elle n'avait jamais été admise à Poudlard, ses parents seraient toujours vivants.

- Chaque humain, qu'il soit sorcier, ou moldu, naît avec sa mort préprogrammée. Toutes morts naturelles, c'est-à-dire qui n'a pas été amenées par une autre personne, a été décidées à la naissance de chaque individu. Le monde magique a découvert ce fait il y a un siècle lorsqu'une voyante a commencé à prédire la mort naturelle d'une personne en lisant dans les lignes de sa main. Cassandra Trelawney ne se trompait jamais sur ce sujet. C'est donc un fait, Evans. Vous n'auriez rien changé à la mort de votre mère et ensuite, au déclin de votre père, avait dit McGonagall.

Mais Lily continuait à s'accrocher au fait que si elle n'était pas allée à Poudlard, elle aurait, au moins, pu aider son père et être heureuse avec sa famille, comme autrefois.
James avait tout de suite compris que tout ça, l'hésitation de Lily, sa culpabilité, sa honte, était due à la manipulation de sa s½ur, Pétunia. Lily, bien qu'étant une adolescente d'un altruisme très épanoui, avait toujours eu un jugement bien placé et très juste. Jamais elle n'aurait raisonné ainsi si sa s½ur ne l'avait pas influencée. L'altruisme de Lily était une très grande qualité, mais accentué, il devenait négatif.
Après une heure de discussion à essayer de la convaincre, une heure pendant laquelle le c½ur de James se brisait de plus en plus en voyant le piètre état et le peu de joie qui restait en Lily, alors que McGonagall avait changé de cible et tentait de convaincre James qu'il n'y avait plus rien à faire, Lily posa, pour la première fois depuis qu'ils étaient assis dans le salon, ses yeux émeraude dans ceux de James. Chaque fois qu'il parlait, elle s'était efforcée de regarder une autre partie de son visage. McGonagall n'aurait su dire ce qui avait circulé entre les deux adolescents épris l'un pour l'autre, mais elle sut que ç'avait été assez puissant pour décider la jeune femme de faire ses valises et de retourner suivre ses cours au château.
Mais depuis, Lily avait affiché sur son visage le même air impassible et dur qu'elle avait lorsque son petit ami et son professeur avaient sonné à sa porte. Il y avait presque un mois qu'elle était revenue et aucun progrès n'avait été notoire quant à son expression. James avait beau l'étreindre, l'embrasser, lui sourire, se transformer en cerf, lui dire combien il l'aime, lui chuchoter des mots doux ou ne pas être là du tout, Lily gardait toujours la même expression. Et James en était venu à penser que c'était son moyen de faire son deuil sans souffrir. Elle écrasait toutes émotions et, ainsi, elle ne ressentait plus la douleur que lui causait le départ de son père. Mais le désavantage de cette man½uvre, c'est que son état ne s'améliorait pas, la peine restait malgré le rejet. Contrairement à si elle avait affiché sa douleur, la tristesse aurait, peu à peu, quittée son corps et elle aurait pu faire son deuil. La méthode qu'elle avait choisi était exempt de souffrance mais ne progressait pas, alors que celle qu'elle avait dédaignée était douloureuse, mais efficace.
Et James Potter avait l'impression d'être un bon à rien puisqu'il tentait, depuis presque un mois, de rendre heureuse sa petite amie, mais qu'il avait échoué. Étrangement, lorsque Mrs. Evans était décédée, Lily était dépendante de James pour oublier la douleur, alors que là, elle ne semblait avoir besoin d'absolument rien, ni personne.
James, déconfit et découragé par sa mauvaise man½uvre pour ramener sa petite amie à elle-même, s'était isolé près du lac afin de réfléchir. Aujourd'hui, il avait même eu l'impression qu'elle voulait rompre avec lui, puisqu'elle ne l'aimait plus. Comme le lui avait dit Prue, en se coupant de la tristesse, on se coupe de tout autre sentiment, même de l'amour. Que fallait-il faire pour qu'elle reprenne conscience de ses sentiments. L'absence de tristesse valait-il l'abstinence à l'amour?

- James!

Était-ce Lily qui l'appelait? Il aurait juré que c'était sa voix qu'il percevait au loin. Il se retourna avec précaution pour faire face à la personne qui l'avait appelée et constata avec surprise que c'était effectivement Lily qui courrait vers lui.
Ce n'était pas tant le fait que Lily accourrait vers lui qui le déstabilisa, mais la disparition de l'air dur et impassible de son visage. En effet, dans ses yeux se lisait le chagrin, la honte, l'empressement et l'affection, aucune trace de froideur!

- Lily?

- James!

- Qu'est-ce que...

Sans laisser James finir sa question, Lily se jeta littéralement dans les bras de James qui, sous le choc, chancela et tomba dans l'herbe haute. La rouquine, qui avait chuté avec son petit ami, ne semblait même pas s'en être rendu compte et était occupée à enlacer le plus fort possible le corps du garçon et à embrasser chaque parcelle de son visage.

- James! Je m'excuse, James! Je t'aime tellement! Je m'excuse! Pardonne-moi, disait-elle entre chaque baiser.

- Lily?... que... qui...ex-explique moi! Qu'y a-t-il? tenta de dire un James extrêmement déstabilisé.

- Ce qu'il y a, James, c'est que je suis une fille extrêmement stupide et aussi idiote qu'une vieille
gargouille!

- Quoi? Lily, je ne comprends pas.

- Oh! James, je suis tellement, tellement, tellement désolée! J'ai oublié, James! Comment ai-je pu
oublier une chose aussi cruciale? Une chose qui m'occupait corps et âme avant!

- Qu'as-tu oublié, Lily chérie?

- J'ai oublié que je t'aimais!

James en fût bouche bée, jamais il n'aurait pu croire qu'elle allait lui dire ça.

- Et le mot est bien pauvre, continua Lily sur un ton d'où pointait la culpabilité, je ne fais pas que t'aimer, James, je t'adore et te vénère, t'idolâtre et te désire! Tout ton corps magnétise le mien! Le mot aimer convient-il vraiment alors? Mais le fait est que j'ai oublié tout ça! Comment ai-je pu?

- Lily, Lily! Chutt..., souffla James en posant ses deux mains sur les côtés du visage de Lily afin que ses yeux s'accrochent aux siens. Cesse de te culpabiliser ainsi, Lily chérie. La culpabilité ne te va pas. Et je ne t'en veux aucunement au contraire, je suis complètement comblé par ton retour. Je t'adore, moi aussi, Lily, mon amour, mon c½ur, mon soleil! Mais ne pars plus ainsi, tu risques de te perdre.

Peu à peu, la culpabilité des yeux de Lily disparut, l'extrême bonheur venait tout chasser.

- J'ai tant essayé d'oublier la perte que je venais de vivre, la deuxième en peu de temps, que j'ai tout omis. Je voulais oublier l'amour que j'éprouvais pour mon père, et j'ai négligé toutes les autres personnes que j'aimais, même toi. Je me sentais tant coupable aussi, je m'en voulais de n'être pas revenue pour aider mon père. Mais je sais maintenant que je n'aurais rien pu faire d'autre qu'essayer et échouer, en fait, je crois que je le savais depuis le début, mais qu'il était plus facile de chercher une raison à son départ et de mettre la faute sur moi-même.

Aussitôt, James posa ses lèvres sur la délicate bouche perturbée de Lily. Il entoura le dos de la rouquine de ses bras et la colla le plus possible à son propre corps. Lily, elle, apposa une main derrière l'oreille gauche du garçon et glissa ses doigts dans sa chevelure. Lorsque, dans un geste synchronisé et associé, ils mirent fin à leur baiser pour reprendre leur esprit, James se remit sur ses pieds et tendit une main à Lily pour qu'elle se relève elle aussi. Ils reprirent la route du château, le sourire aux lèvres tout en étant collés comme des chatons endormis.

- En fait, tout ça, c'est grâce à Marcus Abbot, avoua Lily.

- Quoi? s'écria James surpris et jaloux que l'ex petit ami de Lily ait pu lui rendre le sourire alors que lui avait faillit.

- Laisse-moi t'expliquer, dit Lily en souriant en décelant le ton de James. Je marchais pour aller à la bibliothèque et il est arrivé devant moi. Il a commencé par me saluer, me demander comment j'allais, bref les politesses habituelles. Ensuite, il m'a donné ses condoléances pour mon père et en voyant que je ne répondais pas, il m'a demandé si je voulais lui en parler. Il m'a assuré qu'il n'en parlerait pas, qu'il voulait seulement m'aider. Par contre, moi, je ne l'écoutais déjà plus. Je trouvais son idée ridicule puisque je t'avais, toi, pour parler. Et c'est là que j'ai revu ton magnifique sourire et que je me suis rappelée notre relation et ma bêtise. Alors, je suis partie en courant pour te rejoindre, laissant Marcus en plan dans le corridor devant la bibliothèque. Étrangement, j'ai tout de suite su que je te trouverais ici!

James sourit au récit.

- Tu n'as même pas dit au revoir à Abbot?

- Non, rigola Lily. Et ne sois pas si jaloux!

- C'est si tangible?

- Oh oui! mais ne t'inquiète pas, il est une légère vague comparée au tsunami James!

- Sacré Marcus!

Et c'est en riant doucement qu'ils rejoignirent les marches du château et qu'ils retrouvèrent tout leur amour, un amour infini et éperdu.


***

Voilà! Lily est de retour! Une chance! Et sachez qu'il ne reste que deux autres chapitres avant la fin de leur sixième année!!=O
Je voulais aussi précisé que je m'étais amusé à modififer, améliorer, changer cette image. En fait, j'ai découvert un site sur internet et je me suis amusée! Donc j'imagine que dans les prochains chapitres, vous aurez droit à mes « amusements » xD! Certains sont plus beaux que d'autres, comme celui-ci que je trouve vraiment zoli! D'autres sont plus moyens. Par contre, avec ce site, je peux arranger des images pour qu'ils représentent plus le chapitre! Donc voilà! C'était pour vous prévenir que j'entrais dans une phase modification d'image et que vous aliez y goûter!!! ^^
Alors... Vous en pensez quoi de ce chapitre?

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posté le dimanche 16 août 2009 21:44

Modifié le dimanche 16 août 2009 22:00

Chapitre 32 --» Matin de Quidditch

Chapitre 32 --» Matin de Quidditch
- Vivement qu'elles arrivent enfin, ces vacances!

- Patience Jazz, le Poudlard Express nous ramène à Londres demain matin, sifflota Prue le sourire aux lèvres.

- Wouah! Tu sembles aussi impatiente que moi! Y a-t-il quelque chose que tu as omis de nous dire, petite cachottière?

- Eh bien, disons que Sirius et moi allons nous offrir une semaine en amoureux dans le Sud de la France. Maintenant que nous avons notre permis de transplanage et que nous sommes majeurs, il est bien plus aisé de faire ce que l'on veut!

- Wouah, répéta Jazmin, la chaleur, le bruit des vagues, le sable doré, le couché du soleil, que pourrait-il y avoir de plus romantique? Je ne connaissais pas Sirius aussi romanesque!

- Il ne l'est pas non plus, grogna Pue. C'était mon initiative, comme pour toutes les sorties précédentes que nous avons faites ensemble. J'ai l'impression qu'il s'en contrefiche. Pourtant, il a l'air complètement bien et heureux lors de ces sorties. J'imagine que c'est tout simplement impossible de seulement essayer de changer un garçon qui a fait une croix définitive sur le rouge sentimental.

- Sur ce point-là, continua Jazmin, Sirius devrait se laisser influencer pas James qui semble avoir adopté comme devise : « Il n'y a jamais rien de trop beau pour ma Lily ».

- Ce serait peine perdue! Sirius est aussi têtu et obstiné qu'un hippogriffe!

- C'est fou comme ces deux gamins peuvent être si semblables et si différents l'un de l'autre!

- C'est vrai, acquiesça Prue. Et toi, pourquoi es-tu si impatiente de quitter Poudlard?

- Ah!! Je commençais à désespérer! Je croyais que tu n'allais jamais me le demander!

- Et bien, vas-y! Puisque je te le demande, ricana Prue devant l'impatience et l'animosité de son amie.

- En fait, je vais faire comme tu feras lorsque tu seras revenue de France : je vais aider l'Ordre du Phénix.

- Ne me dis pas que c'est tout!

- Je ne te le dirai pas, puisque ce n'est pas tout! Luke s'est procuré un petit appartement tout près du chemin de traverse et il m'a proposé d'y vivre avec lui tout l'été! C'est génial, non?

- Si, mais, commença Prue en fronça des sourcils, que lui diras-tu lorsque tu seras convoqué à une réunion de l'Ordre? Tu vas inventer toutes sortes d'excuses pour justifier tes absences?

- T'inquiètes, il est au courrant pour l'Ordre, il se joint à eux quelque fois.

- Voilà qui règle le problème!

Bien que c'était, aujourd'hui, la dernière journée complète à Poudlard et que tous les cours et les examens avaient pris fin, aucun Gryffondor n'avait fait la grasse matinée ce matin. Tous s'étaient levés assez tôt et étaient allés petit-déjeuner dans la grande salle. Seuls quelques élèves, comme Jazmin et Prue, s'étaient levés aux aurores puisque l'excitation était à son comble et, ayant déjà mangé, s'affairaient à ranger leurs effets afin de passer le temps tout en essayant d'oublier le stress. La raison de tout ce remue-ménage était simple : aujourd'hui, l'équipe de Quidditch de Gryffondor affrontait celle de Serdaigle. Cette partie avait été reportée à cette date à cause d'un évènement terrible survenu dans la famille de deux joueurs de l'équipe de Serdaigle; Winkus Oddpick et son cousin Tilden Toots avaient quitté Poudlard précipitamment le 1er juin pour aller se recueillir dans leur famille en deuil : Mr. et Mrs. Oddpick avaient été assassinés par des mangemorts.
La partie, qui devait avoir lieu le 2 juin, fût alors remise à plus tard pour laisser le temps à Marcus Abbot, le capitaine, de trouver un nouvel attrapeur et un nouveau gardien et de les entraîner.

- Mais où est Lily? s'enquit Jazmin en faisant voler une immense pile de bas propres et en les
entreposant dans sa valise ouverte sur son lit.

- Où crois-tu qu'elle est? répondit Prue en employant un ton qui voulait mettre l'accent sur l'évidence.

- Elle est encore avec James? Nom d'une gargouille! S'ils passent encore une journée ensemble, ils feront une indigestion! Depuis un mois, elle se réveille et cours immédiatement le retrouver, et le soir, elle rentre tard après l'avoir quitté et se couche aussitôt proclamant que plus vite elle s'endormirait, plus vite la nuit passerait et donc plus vite elle pourrait rejoindre James.

- Je ne sais même pas pourquoi tu as perdu ton temps à te demander où elle était. C'était incontestable!

Elles poursuivirent leur rangement tout en jacassant encore et encore sur les sujets les plus insolites et bientôt, il fut le temps de se rendre au terrain de Quidditch.


*** Pendant ce temps ***


- Parle moi de ta famille, James, réclama Lily alors qu'elle était assise dans un fauteuil de la salle sur demande aux côtés de James.

En fait, elle n'était pas vraiment assise puisqu'elle partageait un minuscule divan avec son petit ami. Elle était plutôt sur son séant, les fesses coincées dans un coin de la causeuse, les jambes sur celles de James, les bras enroulés autour du torse du garçon et la tête appuyée sur son épaule. James, lui, était installé en une position assez normale, les jambes tombant au devant du divan, les fesses à leur aise, la tête tournée vers la rousse et un de ses bras musclés, glissé sur les épaules de la fille.

- Que désires-tu savoir? demanda James dans un petit ricanement heureux qui faisait vibré Lily.

- Je ne sais pas trop, mais ta famille me semble bien plus intéressante que la mienne.

- Tu as déjà rencontré ma mère.

- C'est vrai.

- Mais pas mon père.

Lily fixa son regard émeraude sur son amoureux. Son visage était toujours heureux, mais ses yeux étaient accablés d'une pointe de tristesse qui affecta aussitôt Lily.

- Oh! James, je suis désolée. Je n'aurais pas dû aborder ce sujet.

- Non, Lily, ne te désole pas. Je suis peiné parce que j'aurais tant voulu qu'il te rencontre. Comme
ma mère, il t'aurait adoré.

Lily ne répondit pas, elle baissa les yeux et embrassa l'épaule saillante de James. Tout de suite après, les doigts du garçon se posèrent sous le menton de Lily et exercèrent une légère pression afin qu'elle relève la tête et que ses yeux s'accrochent aux siens.

- Lily, chère Lily, ma Lily, ne cache pas tes yeux. Ils valent de l'or, non, ils sont bien plus précieux. C'est eux qui m'ont séduit au tout début, et ils continuent à m'éblouir et à me faire frissonner à chaque seconde. Grâce à eux, tu pourrais faire tomber un empire, mettre à genou tous les hommes qui oseraient essayer de te défier. Alors ne les cache pas et montre à tous combien tu es belle.

Lily sourit légèrement et amoureusement et s'extirpa de sa position pour arriver à poser ses douces lèvres sur celles de James.

- Chaque matin, en me réveillant, je n'arrive à comprendre la chance que j'ai, chuchota James contre
les lèvres de Lily.

- Et arrives-tu à comprendre la mienne?

- Sincèrement, en amour, je ne comprends pas grand-chose. Tout ce dont je suis convaincu, c'est que je t'aime comme personne n'en a jamais été capable. Sauf peut-être mon père, ajouta James.

- On en revient à ta famille, clama Lily à voix basse.

James sourit puis poursuivit :

- Il n'y a pas longtemps, je me suis rendu compte que la relation que nous entretenions, toi et moi,
est extrêmement semblable à celle qu'avaient ma mère et mon père. Mon père m'a énormément parlé de son passé à Poudlard avec maman. Il disait que longtemps il avait craqué pour elle sans jamais recevoir de réponse. Il était probablement plus romantique et moins entreprenant que moi, et ma mère devait être moins orgueilleuse que toi, mais ce fût long avant qu'elle lui cède. Plus jeune, il me disait souvent de m'accrocher à celle qui me plairait même si ce n'était pas réciproque, que, le moment venu, j'allais être récompensé de ma patience.

- Ah! Alors c'est à cause de Mr. Potter tout ça! s'exclama Lily, un immense sourire dessiné sur son visage.

- Eh bien, j'imagine que j'ai pris sa remarque un peu trop au sérieux.

- Effectivement!

- C'est tout ce que tu voulais savoir sur ma famille?

- Ne rêve pas! Seulement, je n'ai aucune question qui me vient en tête.

- Alors, réfléchis! Et moi, j'écouterai ton c½ur tout en essayant de m'imprégner de son rythme afin de ne pas l'oublier pendant ces vacances.

- Ne sois pas triste! C'est toi qui m'as inscrite à ce stage!

- Oui, mais c'était avant de savoir que tu ne pourrais quitter ton laboratoire pendant tout l'été et que nous ne pourrions nous voir!

- Je t'écrirai!

- Tous les jours?

- Toutes les heures!

- Tu ne m'oublieras pas?

- Comment pourrais-je t'oublier, James? Il n'y a que toi qui occupes mon c½ur. Rien d'autre ne peut y pénétrer puisqu'il est plein! Je ne pourrais pas t'oublier, même si je le désirais!

- Et si moi j'oublie ton visage?

Aussitôt, dans un coin reculé de la salle sur demande apparut, sur une table de travail en bois verni, un chaudron où fumait une potion aussi clair que du miel et aussi fluide que de l'eau. Et sur l'accoudoir du fauteuil, un petit appareil photo germa du néant.

- Comme elle est brillante cette pièce! proclama James.

Il attrapa l'appareil, le positionna devant eux afin de cadrer leurs deux visages et sourit.

- Sourit ma Lily d'amour!

Aussitôt, elle s'exécuta et il appuya sur la détente et instantanément, le flash les éblouit. Quelques secondes après, l'appareil photo émit quelques sons signalant qu'il travaillait et immédiatement, une photo fût imprimée et sortit de l'appareil.
Lily attrapa le clichée encore vierge rapidement, sauta des genoux de James et courut vers la potion qui bouillait dans le chaudron, son petit ami sur les talons.

- Il faut immerger la photo dans le bouillon pendant 10 secondes et ensuite la retirer, annonça James.

- Comment le sais-tu?

- C'est écrit jute là, répliqua-t-il en pointant un parchemin sur la table de travail.

Alors Lily prit les pinces qui reposaient aussi sur la table, pinça l'image et l'enfonça dans le liquide. Tous deux firent le décompte silencieusement dans leur tête et, après 10 secondes, Lily récupéra le clichée à l'aide de ses pinces. Elle le déposa sur la table et tous deux se penchèrent afin de voir la photo se mouvoir.
Tranquillement, la photo qui était entièrement blanche se teinta et l'on put distinguer les visages de James et Lily. Lorsque l'image fût entièrement nette, alors les premiers mouvements se firent voir. Les doubles sur les photos commencèrent par cligner des yeux, leurs épaules s'affaissaient et remontaient en suivant leur respiration, leur tête bougeait légèrement. Et bientôt, les animations furent plus sophistiquées : James amenait la main de Lily à ses lèvres, Lily promenait sa main dans les cheveux de James, ils se retournaient l'un vers l'autre, se souriaient et finissaient par s'embrasser tendrement. Et tout reprenait du début.
Les deux amoureux se dépêchèrent de faire une deuxième photo et de l'imbiber de la potion, ainsi, ils auraient chacun un tirage, les empêchant de s'oublier mutuellement. Une action qui était, avec ou sans photo, de toute manière complètement impossible.


Lorsque James fût rassurer et qu'il se souvint de sa partie de Quidditch, ils descendirent rapidement dans la grande salle où une foule de gens décorés et habillés en rouge et or acclamèrent le capitaine de l'équipe.

- Cornedrue, tu as mangé quelque chose ce matin? s'enquit Remus en bravant la foule afin de parvenir auprès de son ami.

- Non, ça m'est sorti de la tête, avoua James.

- Tu dois prendre des forces pour la partie.

- Lunard! Tu sais bien que passer deux heures avec sa chérie redonne à n'importe qui une force herculéenne! frima Sirius le sourire aux lèvres et la bras passé dans le dos de Prue.

Pour toutes réponses, James leva les yeux au ciel et vint s'asseoir à la table des Gryffondors accompagné de Lily. Tous deux garnirent leur assiette sous le vacarme de l'avant match.
C'est alors que les yeux de James rencontrèrent un morceau de parchemin sur la table : la Gazette du sorcier. Il parcourut des yeux l'article en première page qui était accompagnée d'une photo de famille où une femme enceinte et son mari regardaient avec amour leurs deux enfants.
Aussitôt, James se leva d'un bond et sortit rapidement de la grande salle sous les yeux surpris de Lily.

- James! Tu n'as pris qu'une bouchée de ta rôtie! s'écria Lily mais il était déjà loin. Que s'est-il passé?

Remus, Prue, Sirius, Jazmin et Peter haussèrent les épaules, aussi surpris qu'elle l'était.
Lorsque tous les élèves du château eurent déserté la grande salle pour se rendre au terrain et que tous les plats disparurent, seul un exemplaire de la Gazette du sorcier venait briser la propreté de la salle. Cette même gazette que James avait lu et sur la une, un gros titre avait attiré son regard : Quadruple meurtre dans la famille McKinnon.
Poursuivant sa lecture, voici ce qu'il avait lu :
Hier soir, un ami de la famille McKinnon a découvert avec horreur et stupéfaction les cadavres des quatre membres de la famille dans leur demeure de Loutry Sainte Chaspoule. Les aurors, aussitôt envoyés sur la scène du crime, auraient découvert que Vin McKinnon, Marlene, sa femme enceinte, Audrina, leur fille, et Firmin, leur fils, auraient trouvé la mort par la main de trois partisans de Vous-Savez-Qui. Plusieurs recherches plus approfondies ont été effectuées dans la nuit afin de discerner le motif de ces meurtres. Mais les aurors ont décelé un casier blanc, des sorciers propres que beaucoup aimaient, des voisins calmes et sympathiques, des employés présents et enjoués, bref des sorciers pratiquement sans tache. Par contre, le bureau des aurors aurait reçu très tôt ce matin un hibou anonyme qui livrait un message court, simple et sans signature. Le correspondant anonyme annonçait seulement que Marlene McKinnon participait couramment aux missions de l'Ordre du Phénix, la société de résistance à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Est-il possible que le dessein que cherchaient les aurors soit celui-ci? Est-il possible que toute la famille McKinnon ait été assassinée à cause des actions de Marlene dans l'Ordre du Phénix? Ou est-ce seulement un message passé à toute la société magique? Un message terrible qui ne laisse personne indifférent...

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Voici un chapitre qui, je crois, est le plus long de tous et je m'en excuse auprès de ceux qui en ont été lassés.
Bref, il ne reste qu'un chapitre avant que les maraudeurs partent en vacance d'été, alors que nous, nous recommençons l'école... Dans ce chapitre, vous saurez ce qui a perturbé James. Vous avez une idée?
Aussi, je vous laisse deux liens. Le premier amène à un blog fabuleux dirigé par une webmiss qui m'a fait 6 splendides montages!! Allez voir et laissez lui plein de comms! Blog de Jamais-ne-dire-jamaisx2
Le deuxième lien vous amène à un petit sondage fait par moi!!! ICI Merci!!

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posté le mardi 25 août 2009 14:39