Chapitre 6 --» Ensemble

Chapitre 6 --» Ensemble
Mais lorsqu'il posa la main sur la poignée de la porte, quelqu'un, de l'autre côté, cogna sur le battant et son c½ur repartit pour de bon. À travers la petite vitre vaporeuse, coincée dans la porte, il distinguait une silhouette mince et chétive, une tignasse qui aurait pu se fondre dans un amas de feuille d'automne et, fixés de part et d'autre du nez, deux magnifiques émeraudes brillaient de mille feux. Le c½ur du jeune homme se coinça dans ses battements, il lui sembla que le monde avait cessé de tourner, que le vent s'était éteint, que la gravité du sol s'était relâché, que le temps passait à une allure ahurissante... Bref, le monde lui semblait aussi perturbé et épanoui qu'il l'était.
Il ne se rappelait pas avoir ouvert la porte, ou bien elle avait tout simplement disparu, mais plus rien ne le séparait d'elle. Désormais, il pouvait la voir en entier, de son cou saillant, à ses mains minuscules, jusqu'à son menton râpeux. Ses yeux n'exprimaient rien de particulier. Parfois, pendant une fraction de seconde, ils paraissaient heureux, alors le c½ur du garçon reprenait sa chamade éreintée. D'autres fois, ils semblaient haineux, et le garçon sentait son c½ur se crisper. Mais les autres temps, ses yeux étaient vides, comme s'ils ne voulaient rien exprimer.
Ils se tenaient face à face, dans une confrontation étrange et défiante de tous les éléments. Le silence était de mise et, les yeux dans les yeux, ils tentaient de déterminer comment agir. Le garçon aurait penché pour un baiser. Sentir les lèvres chaudes et lisses de la fille contre les siennes étaient un plaisir qui lui était depuis trop longtemps interdit. La fille ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle voulait sentir son corps contre elle, mais elle voulait aussi lui dire comment elle lui en voulait. L'orgueil faisait bouillir son sang.
Mais ni l'un ni l'autre n'aurait pu prévenir la suite. La fille ne put se contrôler. Le garçon ne put l'envisager. Le poing serré, sûr et sadique de la jeune femme parti d'emblée. Il frappa adroitement et sans pitié la tempe du garçon. Le garçon reçut le coup avec étonnement; se retenant contre le mur pour ne pas s'effondrer, il chancela en tenant, à l'aide de ses deux mains, sa tête qui bourdonnait avec fureur.
Il regarda la jeune fille qui paraissait surprise. Il ne lui en voulait pas pour ce coup, il le méritait. Et elle ne semblait pas regretter de l'avoir frapper.

- Lily.

Ce n'était pas une plainte qui lui reprochait son geste. Dans sa voix, ce lisait l'espérance et le bonheur, malgré l'affreuse douleur qui lui fouettait le côté du crâne.
Lily, tant qu'à elle, semblait furieuse. Le coup avait déclenché sa colère. Son visage était rouge, ses sourcils étaient froncés, ses poings étaient crispés et sa mâchoire était raide.

- Dis-moi, sincèrement, m'aimes-tu toujours comme auparavant?

Le ton de sa voix était éteint, comme mort.

- Lily, ce que je ressens pour toi croit de jour en jour. Ce n'est jamais comme la veille.

- Je t'ai fait mal? À la tête?

James ne dit rien. Pour seule réponse, il se massa la tempe d'un air distrait. Quant à Lily, elle ne semblait pas attendre de réponse.

- Cette douleur, cette douleur que tu ressens est bien minime comparée à celle que j'ai dû endurer.

- Je suis tellement désolé, Lily. Je sais comment...

- Tu ne sais rien, James! s'écria finalement Lily, troquant son air terne pour une mine courroucée. Et tu n'es qu'un imbécile!

- Lily...

- Ne me dis pas que tu pensais bien faire!

- Mais c'est la vérité.

- Alors, c'est parce que tu penses mal! Comment as-tu seulement pu faire ça?

- Je...

- Peux-tu seulement t'imaginer ce que j'ai pu ressentir?

- Non...

- James! Comment as-tu pu être si cruel?

En deux enjambées, James traversa l'espace restreint entre eux et attrapa doucement le menton de Lily de manière à ce qu'elle soit obligée de le regarder dans les yeux.

- Pourras-tu comprendre si je te dis que tu me fais perdre la tête?

Pour seule réponse, elle cligna des yeux.

- Je suis tellement obnubilé par toi, que j'en oublie l'important. D'une certaine manière, j'ai été d'un égoïsme honteux. Je n'ai même pas songé à ce que tu désirais, Lily. Tout ce qui m'importait était de te garder en vie. La vie, sans toi, ne vaut pas son nom, c'est un enfer. Je n'aurais jamais cru que c'était autant réciproque. Et puis, l'Ordre m'a appris quelque chose d'indispensable : il vaut mieux périr heureux, que de vivre malheureux.

Lily déglutit, elle ne savait pas quoi dire.

- J'ai été pire qu'un imbécile, Lily. J'ai été minable et accablant puisque j'ai cédé au petit jeu de Tu-Sais-Qui. En tuant des innocents, il nous menace, il veut esseuler les membres de l'Ordre, qu'ils n'aient plus personne sur qui compter. Et en rompant avec toi, j'ai fait exactement ce qu'il voulait.

Les yeux de Lily étaient luisants, remplis de larmes qui ne voulaient pas couler.

- Pourquoi... Pourquoi, dans ce cas, n'es-tu pas revenu à moi lorsque tu as découvert que j'avais laissé tomber le stage? s'enquit Lily, la voix chancelante.

- Parce que je n'arrivais plus à te cerner. Tu étais aussi froide et fermée que... que lorsque nous avions 15 ans, quand tu m'évitais comme la dragoncelle. Je ne savais plus ce que tu ressentais. Je ne savais plus si tu m'aimais toujours, ou si tu me méprisais tant que tu ne voulais plus jamais me revoir.

- C'était un étrange mélange des deux, mais mon c½ur aurait flanché avant.

- Mais ce soir, j'avais pris ma décision. Je venais te rendre visite, mais tu as été plus rapide que moi. Je venais pour te supplier de me reprendre, pour m'excuser et m'offrir en tant qu'esclave dévoué. Lily, tant que mon c½ur et ma raison perdront le nord en percevant ta présence, tant que je vivrai et que tu seras de ce monde, je ne serai rien d'autre qu'un misérable homme esclave de sa reine. Tu es ma souveraine, Lily. Personne ne l'a décidé ainsi et personne ne pourra le changer, sauf toi. Si tu me demandes de ne plus jamais t'aborder, je le ferai. Si tu ne veux plus jamais me revoir, je disparaîtrai. Si tu ne veux rien d'autre que mon amitié, j'oublierai mon amour. Mais si tu veux me reprendre, alors, je t'aimerai. Quel est ton choix?

Pendant quelques secondes, qui s'emblèrent s'éterniser, les yeux de Lily pétillèrent de bonheur. Son menton, toujours caler dans la main douce de James, lui semblait brûlant sous le contact. Ses joues s'empourprèrent de plaisir. Ses lèvres lui étaient endolories par la trop grande distance qui les séparaient depuis trop longtemps de celles de James.
Et sans prévenir, sans penser, elle se hissa sur la pointe des pieds et apposa brutalement ses lèvres sur la bouche chaude et sucrée du garçon.
Il fut surpris pendant un infime moment, mais trop heureux pour réfléchir, il se laissa emporter par ses lèvres affolées. Les bras de Lily, enroulées autour du cou de James, serraient de toute leur force pour minimiser l'espace entre eux. Tandis que les mains de l'homme appuyaient avec fermeté dans les reins de la fille pour l'empêcher de se reculer. L'espace entre leur deux corps leur était insupportable. Pour tout spectateur, leur étreinte aurait semblé agressive, presque violente. Car leur geste étaient brusque et féroce, leur bouche, avide. Leur corps était soudé et leurs membres s'entremêlaient avec acharnement.
Jamais leurs baisers n'avaient été aussi passionnés, aussi sensuels. Leur souffle était guttural, leurs joues étaient rouges de désir et de jubilation. Leur amour était devenu sauvage. Oubliant leur retenu, leurs principes et le monde qui les entourait, ils se laissaient guider par leurs instincts et leurs désirs.
James posa finalement ses lèvres dans le creux de la gorge de Lily, les laissant souffler.

- Je t'aime, marmotta Lily, essoufflée.

Le garçon releva la tête et plongea ses yeux chocolat dans les émeraudes de la rouquine.

- Tu es ma raison de vivre, chuchota James avec sérieux.

Lily reposa ses lèvres sur celles de James, dans un baiser plus doux.
Leur corps ne s'était toujours pas séparé. Coincée entre le mur et James, Lily glissa ses mains sous le pull du garçon, découvrant toute la musculature de son torse. Ses doigts sculptèrent toutes les formes, tentant de les mémoriser par c½ur et appréciant leur chaleur.
Soudain, elle se sépara du garçon. James arqua un sourcil et tendit les mains vers elle, comme aimantées à son corps.
Lily sourit, d'un sourire tendre qui lui priait de lui faire confiance. Lorsqu'il parut plus serein, confiant, elle porta les mains à l'ourlet de son chemisier et, d'un mouvement gracieux, sûr et rapide, déboutonna tous les boutons et retira le vêtement.
Aussitôt, elle replongea son regard dans les yeux de James et ne fut pas surprise d'y trouver de l'incompréhension et de l'incertitude. L'empêchant de dire quoi que se soit, elle pressa sa bouche contre la sienne, interdisant ses lèvres de faire autre chose que de l'embrasser.
Incertaines, les mains du garçon se posèrent avec inquiétude dans le dos nu de la jeune femme, mais bien vite, elles se familiarisèrent avec la tiédeur et le velouté de la peau.
Tranquillement, quand Lily sentit en James moins de raideur face à sa semi nudité, elle attrapa le bas du chandail du jeune homme et tira vers le haut afin qu'il s'en débarrasse. Même s'il se laissa faire, ses yeux exprimaient le doute.

- Lily, nous ne sommes pas obligé de faire ça, là, maintenant.

- Tu n'en as pas envie? interrogea Lily en se pressant contre son torse, le regard enjôleur.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il est peut-être trop tôt, encore. Encore tout à l'heure, tu étais en colère contre moi.

- Il n'est pas trop tôt, c'est même un peu tard. Tous contacts physiques nous ont été retreins depuis trop de temps.

- Lily...

- Tu n'as pas répondu à ma question. Tu n'en as pas envie?

James soupira, vaincu.

- Bien sûr que j'en ai envie... mais... toi?

- James Potter, j'ai envie de toi. De toi tout entier.

Et aussitôt, Lily embrassa les lèvres de James, ne lui laissant d'autre choix que de l'aimer, lui aussi, entièrement.

***

La grosse majorité d'entre vous aviez raison quant au mystérieux visiteur. Félicitation!
Bon... parlons de ce chapitre Ô combien soulevant... Il y a longtemps que je vois leur réconciliation, que je sais qu'elle ne sera pas seulement constituée d'embrassade. J'avais même l'idée de la réconciliation bien avant de savoir comment et pourquoi ils rompreraient. Ce chapitre est assez important. Premièrement, parce que James et Lily se sont ENFIN remis ensemble... et deuxièmement, parce qu'ils sont passés à un autre stade!
Vous en pensez quoi de ce chapitre??? Vous l'aimez... ou non?? Pourquoi?

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 3:59 PM

Chapitre 7 --» Au levé du soleil

Chapitre 7 --» Au levé du soleil
- CORNEDRUE!

Ce fût cet appel excité et enjoué qui sortit Lily du pays des rêves. Lentement, elle ouvrit ses yeux bouffis, troublée et désorientée. Où était-elle? Quelle heure était-il? Elle tenta de se renseigner à l'aide des quelques rayons de soleil qui filtraient à travers les minces rideaux tirés sur la fenêtre. Le soleil n'était donc pas levé depuis longtemps et amorçait sa course en lenteur. Par contre, deux oiseaux jacassaient avec dynamisme et se répondaient sur le même ton. Peut-être se faisaient-ils la cours? Chanter est toujours une attention des plus romantiques. La preuve c'est que les oiseaux y ont toujours recours!

- JAMES POTTER! Espèce de vieille marmotte! Lève-toi!!

Lily, les traits toujours ensommeillés et les cheveux pointant dans tous les sens, repoussa ses couvertes, se leva péniblement du lit, attrapa le premier morceau de linge qu'elle trouva – une robe de sorcier bien trop grande pour elle – et l'enfila.

- Allez! Debout Corn'!

Elle suivit le bruit jusque dans la cuisine bordélique et fronça des sourcils. La voix semblait sortir d'un cadre rectangulaire aux proportions égales à un manuel de potion.
Soudainement, le soir de sa toute première retenue lui revint en tête, celle qu'elle avait eue en commun avec James. Elle se souvint alors que, pendant cette retenue, James avait sorti un miroir qui ne reflétait pas son portrait, mais celui de Sirius, qui lui, possédait aussi un miroir similaire À l'aide de ces deux miroirs, ils pouvaient se voir lors de leurs heures de retenue qu'ils ne partageaient pas. Par contre, dans ce temps-là, le miroir ne pouvait transmettre de sons puisqu'ils n'avaient trouvé aucun moyen d'y arriver. Ce pouvait-il que ce cadre soit le miroir qu'elle avait vu quelques années auparavant?

- CORNED...

- Chutttt! grommela Lily.

- James?

- Non, tête de cafard! Il dort et tu vas le réveiller, lui reprocha Lily en s'emparant du miroir.

Dans la glace, ce n'était pas une jeune fille aux yeux verts qui lui fit dace, mais un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux tout aussi sombres. Par contre, toutes couleurs reprenaient vie dans ses joues, qui étaient, en ce moment, rosées et d'humeur à plaisanter. Ses sourcils formaient un accent circonflexe tant il était surpris de découvrir une Lily aussi échevelée dans son miroir.

- Lily? Qu'est-ce que tu fiches chez Cornedrue?

Alors que le souvenir de la veille reprenait vie dans la mémoire défaillante de la fille, les pommettes du garçon s'étaient haussées en un sourire rempli de sous-entendus de plus en plus grand alors qu'il comprenait la situation. Lily se frappa mentalement d'avoir oublié un détail aussi crucial et de ne pas y avoir songé avant d'apparaître devant Sirius. N'importe qui aurait trouvé étrange qu'elle soit chez James à cette heure aussi matinale du matin alors que tous ignoraient qu'ils s'étaient remis ensemble. Et dire que tout ça avait échappé à Lily!

- C'est... parce que... j'étais... eh bien... pour, balbutia Lily tandis que le sang affluait à ses joues et que Sirius arborait un air typiquement espiègle.

- Vous avez fait la paix? répliqua Sirius le sourire jusqu'aux oreilles.

Lily acquiesça timidement.

- Entre autres choses... ajouta Sirius.

- Qui ne sont pas de tes affaires, avertit Lily.

- Bien sûr!

Un silence – gênant pour Lily, mais amusant pour Sirius – s'installa.

- Alors... vous avez trouvé le moyen de vous parler par l'intervalle des miroirs? improvisa Lily.

- Quoi? Ah oui! Un simple sortilège de...

- Lily? Chérie? s'enquit James, la voix enrouée. Tu es levée?

- Euh... oui, je suis dans la cuisine, répondit Lily sans manquant la moue triomphante de Sirius dans le cadre.

- Tu as bien dormi?

Lily s'empourpra encore plus et le sourire de son correspondant devint encore plus large qu'il ne l'était déjà.

- Alors, tu ne réponds pas? chuchota Sirius.

Les lèvres de Lily se pincèrent.

- La ferme, grogna Lily à Sirius.

Ce dernier mima de se verrouiller les lèvres et de jeter la clé par-dessus son épaule.

- J'ai très bien dormi, James.

- Bien.

Les pieds de James martelèrent le sol, se rapprochant dangereusement vite de la cuisine.

- Est-il nécessaire qu'il sache que nous nous sommes parlés? questionna Lily au miroir.

Sirius secoua la tête de droite à gauche. Quelques secondes plus tard, le miroir retrouvait son aspect normal, c'est-à-dire celui de Lily.
Juste comme elle reposait le miroir là où elle l'avait trouvé, James pénétra dans la cuisine.

- Tu parlais à quelqu'un?

Lily ne put empêcher son c½ur de faire un bon en voyant James. Toute gêne, toute honte partirent dès que James apparut dans l'encadrement de la porte. Et Lily, sans s'en rendre compte afficha un immense sourire sur ses lèvres qui fût, aussitôt, suivi par celui de James.
Ce dernier avait enfilé un bas de survêtement troué et arborait une coiffure encore plus échevelée qu'à l'habitude.

- Non. Je ne parlais à personne, mentit Lily s'en effacer son sourire.

Le garçon traversa la cuisine rapidement et s'arrêta à quelques centimètres du visage de la jeune fille. Instinctivement, elle se colla à son corps, coinçant sa tête dans le creux de son épaule et enroulant ses bras autour de son cou. Répondant à son étreinte, le garçon posa ses mains dans le creux des reins de la rouquine et huma ses doux cheveux.

- Il y a longtemps que tu es réveillée? s'enquit James.

- Pas du tout.

- Que faisais-tu?

- Euh..., marmotta Lily en se détachant de James pour apercevoir ses yeux. Je tentais de remettre un peu d'ordre ici. Prue m'a appris un sort pour le ménage, mais il a été aussi inefficace que les mesures préventives du ministère de la magie pour arrêter Tu-Sais-Qui.

- Ah ouais... Ma mère ne sera pas contente si elle revient et que la maison est dans cet état de décrépitude.

- Effectivement. Au fait, où est-elle?

- Elle est partie avec l'Ordre. Une mission qui devait être longue.

- Tu es inquiet? susurra Lily d'un ton doux.

James haussa les épaules et pinça les lèvres.

- C'est moins pires depuis que tu es revenue, confessa James.

Lily serra le torse de James et frotta son dos musculeux comme s'il était un enfant qui fallait réconforter.

- Elle reviendra, James. Ne sois pas si nerveux. Elle revient toujours. Elle est forte, ta mère.

Il sourit légèrement, confirmant les dires de Lily. Il posa ses mains sur les joues de Lily et posa un baiser sur son front, pour la remercier.

- Tes joues sont toutes roses, remarqua James, ça va?

Le sang qui lui avait monté aux joues lors de sa conversation avec Sirius n'était toujours pas redescendu. Son cerveau se mit à penser à la vitesse de l'éclair pour trouver une excuse.

- Euh... c'est probablement le sort raté.

Lily sentit quelques frissons secouer le corps de James. Elle releva la tête vers ses yeux et remarqua qu'il riait silencieusement. Alors, elle fronça les sourcils, d'un air faussement indigné.

- Je vous aime, Lily Evans, bien que vous soyez nulle en sortilège de propreté.

Lily leva les yeux au ciel.

- Tu ne croyais tout de même pas me séduire avec ces paroles?

- Absolument.

- Et bien, c'est foutu. Allez, maintenant, montre-moi comment tu es bon pour nettoyer une cuisine. Accio serpillière!

Aussitôt, la porte du placard s'ouvrit et la serpillière vola à travers la pièce jusque dans les mains tendues de Lily. Elle donna immédiatement le balai à James qui la regardait d'un regard ahuri mais heureux.

- Ne t'inquiète, pas, je vais te donner un coup de main, ricana Lily. Un petit coup de main.

Elle s'avança vers le lavabo où une montagne d'assiettes sales reposait, mais James l'attrapa par la taille et la fit valser jusqu'à ce qu'elle soit dans ses bras.

- James!

- Tu ne vas tout de même pas récurer de la vaisselle sale avec ça sur le dos? Je te rappelle que c'est ma toute nouvelle robe de sorcier pour Poudlard.

Lily observa son accoutrement et sourit à James.

- Bien sûr que non!

- D'ailleurs, continua James en fronçant des sourcils, pourquoi portes-tu ça?

- Ta chambre était dans le noir total et j'ai pris le premier morceau de linge qui me tombait sous la main. C'est de ta faute, si tu avais bien rangé tes vêtements, je ne l'aurais pas mis.

- C'est ça!

- Je reviens dans deux minutes.

Lily se libéra de l'étreinte de James, mais il la retint par la main.

- Lily, où as-tu habité cet été?

- Je ne voulais pas vivre chez ma s½ur, alors j'ai loué une chambre dans un motel miteux.

- Et, tous tes vêtements, ils sont où présentement?

- J'ai amené la plupart de mes affaires au quartier général de l'Ordre avant de partir en mission, et j'ai traîné les autres avec moi jusque dans la chênaie. Mais, avec l'assaut des géants et des mangemorts et avec ma perte de conscience, je ne sais pas où elles sont, maintenant.

- Alors, il va falloir demander à Dumbledore de nous les faire parvenir jusqu'ici.

- Mais...

- Tu pourrais rester ici jusqu'à la rentrée, si tu le voulais.

- C'est une proposition très alléchante, mais je ne crois pas que ta mère apprécierait l'idée que nous dormions dans la même chambre, sous son toit.

- Ce qu'elle ne sait pas, ne la dérangera pas.

- Et lorsqu'elle reviendra?

- Elle sera tellement heureuse de nous savoir de nouveau ensemble que lorsque je lui demanderai si tu ne pourrais pas rester ici jusqu'à la fin de l'été, elle ne se rendra même pas compte que tes valises seront déjà dans une chambre au premier.

L'idée plaisait énormément à Lily.

- C'est un plan infaillible, rajouta James, le sourire jusqu'aux oreilles. Alors, tu es d'accord?

Après quelques secondes de réflexion, Lily hocha lentement la tête de haut en bas. Alors, James poussa un cri de joie, coinça Lily entre ses bras et l'embrassa passionnément scellant ainsi leur accord, et leur nouvelle vie commune.

***

Voici un mini chapitre! Mini dans le sens où il ne se passe pas beaucoup de choses. Ce chapitre avait pour but de revenir sur leur réconciliation et de vous présenter, sans vraiment vous l'écrire, ce qui se passera pour les deux amoureux pour le reste de l'été. Car dans le prochain chapitre, ils seront de retour à Poudlard!
Pour le moment, il faut que j'approffondisse mes idées pour leur septième et dernière ( :o ) année à Poudlard. Donc, il se pourrait que j'aille besoin d'un peu plus de temps. De plus, je me suis trouvé un petit travail pour payer mes dépenses donc j'ai moins de temps pour moi après l'école!
À part ça, qu'en pensez-vous de ce « mini » chapitre???
ET PASSEZ UNE BELLE FÊTE D'HALLOWEEN!!!! $) :D

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posted on Monday, 26 October 2009 at 4:10 PM

Edited on Monday, 26 October 2009 at 4:24 PM

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# Posted on Monday, 26 October 2009 at 4:25 PM

Chapitre 8 --» Départ surprenant

Chapitre 8 --» Départ surprenant
C'était une des dernières journées ensoleillées et chaudes de l'été. Le ciel était d'un bleu éclatant, les oiseaux gazouillaient avec énergie, ivres de gaieté, les cigales stridulaient rayonnement, l'air sentait le pollen printanier, l'herbe grasse ondulait gracieusement sous la brise humide et les insectes bourdonnaient allègrement en virevoltant sous le soleil. Bref, tout laissait croire que c'était une journée poudlarienne de fin d'examen. Même les épaules dénudées sous la chaleur accaparante ou les pieds nus trempés dans le lac tiède étaient contradictoires à la saison. Car, tous ces étudiants n'étaient arrivés au château que depuis la veille. Le mois de septembre commençait à peine, tout comme les cours.
Au petit-déjeuner, les directeurs de maison avaient distribués leurs horaires aux élèves et, comme à chaque début d'année, ces premiers cours en avaient réjoui plus d'un et en avaient accablé d'autres. Et lorsque la cloche annonçant la pause pour le déjeuner avait retenti, une atmosphère de légèreté et d'allégresse avait envahi tous les groupes d'âge et une seule idée avait jailli dans leur esprit : profiter du paysage spectaculaire du parc de Poudlard et du temps idyllique.
Dehors, tous les visages affichaient un air frais et réjoui agrémenté de pommettes rougies et de teints halés. Tous les visages, sauf un. Un garçon d'une taille impressionnante, au visage toujours décoré de ses rondeurs enfantines, aux cheveux de paille, au regard d'ambre et à la carrure inclinée par le désir de rapetisser légèrement posait un pied devant l'autre, sans se soucier du ciel vierge et nu qui le surplombait. Il était plongé dans une série de questionnements qui lui tenait compagnie depuis qu'elle lui avait fait parvenir ce petit morceau de parchemin où était écrit, dans une écriture toute sauf féminine : « Ce midi, sur la rive du lac ». Elle n'avait pas signé, mais il savait que c'était elle. Depuis le trajet de retour à Londres à bord du Poudlard Express, ils ne s'étaient pas reparlés. Plusieurs raisons l'avaient empêché. Premièrement, il n'avait pas de hibou, puisque ça mère en avait peur. En deuxième lieu, elle avait passé toutes ses vacances en Suède, bien trop loin de sa maison londonienne pour qu'il puisse la rejoindre. Finalement, leurs adieux avaient semé un grand désarroi dans son esprit et il en était resté perplexe. Juste comme il se remémorait la scène, il entendit une voix de fille l'appeler :

- Frank !

Il se retourna d'emblée et fut frappé de stupeur. Bouche bée, il la regarda courir jusqu'à lui dans ses petites enjambées irrégulières qui lui étaient bien communes.

- Mais tu en fais une tête, toi! On dirait que tu viens de voir un détraqueur, remarqua Alice lorsqu'elle l'eut rejoint.

- Tes... tes ... tes... Mais qu'as-tu fait à tes cheveux?

Alice Peakes avait toujours eu de longs cheveux bruns aussi droits que les crins d'une licorne. Hors, elle arborait dorénavant des cheveux auburn coupés aux épaules et pointant dans tous les sens.
Il ne put s'empêcher de pincer une mèche qui lui tombait devant le visage afin de vérifier la réalité de ce changement drastique.

- Tu n'aimes pas ça? s'enquit Alice.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit, se défendit Frank.

- Non, mais tu fais une tête qui réussirait à faire douter une vélane de son propre charme.

- Ne me dis pas que, pour la première fois dans sa vie, Mademoiselle Alice Peakes douterait de l'effet qu'elle produit sur le sexe masculin?

- Ne rêve pas! Tu serais bien le seul à te plaindre de ma nouvelle coiffure. Si tu avais vu le regard que les suédois me portaient! S'en était déplacé, rigola Alice.

- Je ne m'en suis pas plaint. C'est la surprise qui a figé toute expression sur mon visage, grommela Frank, l'air, soudain, perdant toute sa jovialité. Alors, pourquoi as-tu métamorphosé ta tignasse?

- Parce que l'oncle à ma mère, chez lequel nous couchions, n'a pas arrêté de nous dire, à ma s½ur et à moi, comment nous nous ressemblions. « C'est à s'y méprendre, disait-il, de dos, vous êtes complètement similaires ». C'est la raison pour laquelle j'ai changé mes cheveux. Je suis désormais totalement différente de Rose.

La relation qui régnait entre Alice et sa s½ur aînée, Rose, n'avait jamais été des plus cordiales.

- Maintenant, c'est à mon tour de poser les questions! avertit Alice.

Frank haussa un sourcil.

- Pourquoi ne m'as-tu pas écrit, cet été?

- La question pourrait très bien t'être retournée.

- Oui, mais j'ai été plus rapide que toi et j'ai posé la question la première.

Frank prit le temps de réfléchir quelques secondes.

- Tu sais bien que je n'ai pas de chouettes ni de hiboux.

- C'est une bien maigre excuse.

- Quoi d'autre aurait pu m'empêcher de te déranger avec mes lettres?

Étonnement, la question la pris au dépourvu.

- Ton silence aurait pu me faire croire que tu n'as pas apprécié nos adieux.

- « Aurait pu te faire croire »? Donc, tu ne l'as pas cru. Où est le problème, alors?

- Le problème c'est que j'attendais ta lettre et qu'elle n'ait jamais arrivé.

- Pourquoi ne m'as-tu pas écrit, dans ce cas?

- Parce que c'est celui qui reçoit le baiser qui doit reprendre contact avec l'autre.

Frank offrit à Alice un sourire en coin qui en disait long sur ce qu'il pensait de cette règle idiote. Alors qu'elle le toisait avec un mélange d'amertume et d'espièglerie, il tentait de se souvenir du goût de ses lèvres sur les siennes.
Le seul moyen qui lui vint en tête pour se le remémorer, fût de retenter l'expérience. Ce fût une embrassade emplie de douceur et de chaleur. Frank déposa à peine ses lèvres sur la bouche avide d'Alice et, glissant jusqu'à son oreille, lui souffla :

- Maintenant que je me souviens de ce que goûte tes lèvres, j'attends que tu reprennes contact avec moi.

Et il partit, laissant une Alice troublée et ahurie par son souffle chaud contre son oreille et par le contact voilé de sa bouche qui avait, après avoir gâté ses lèvres, frôlé la courbe droite de sa mâchoire.


Lorsque Frank, satisfait de son petit jeu, pénétra dans le cachot pour son premier cours de potions de l'année, le professeur avait déjà commencé à parler.

- Ah! Mr. Longdubat! Merci de nous choyer de votre présence! Puisque c'est le premier cours, je ne sanctionnerai pas, mais je ne voudrais pas que cela devienne une habitude. J'espère seulement que vous aviez une bonne raison.

- Une excellente, professeur.

- Mmhmm... marmotta Slughorn.

Frank circula entre les tables et prit place aux côtés de Lily, sa vieille coéquipière en potion.

- Bon, chers élèves, je dois vous avertir d'une chose formidable et grandiose. Cette dernière année à Poudlard est le commencement de votre vie!

- Pfff... soupira Sirius, assis à côté de James dans le fond complètement de la classe.

- Nous allons entreprendre, pour votre septième année, des potions aux effets pétrifiants et splendides! Certaines auront des effets absolument magnifiques, d'autres seront dévastatrices. C'est cette année que les plus minutieux, les plus précis et les plus terre-à-terre seront récompensés et remarqués, car toutes ces potions que vous ferez nécessiteront un niveau élevé de sérieux, enchaîna Slughorn en fusillant James et Sirius, de beaucoup de temps et d'une grande précision, continua-t-il en couvant des yeux son élève préférée. Quelqu'un a une idée d'une potion entreprise en septième année?

Tous les yeux convergèrent vers Lily avant même qu'elle ne lève la main et le professeur n'en fut aucunement surpris.

- Le véritasérum, professeur? demanda Lily sachant pertinemment la réponse pour avoir étudié le programme de l'année avant la rentrée.

- Évidemment, chère Lily, et vous aurez un plaisir fou à la concocter, croyez-moi! C'est une potion si fraîche et si fragile. Imaginez-vous créer la vérité et la justice et la tenir dans un petit flacon! C'est un sentiment si puissant! Mais bref, passons, quelqu'un d'autre aurait une idée?

Tous les élèves semblaient se creuser la tête, même James et Sirius s'était fait prendre au jeu du professeur. Le silence persista quelques instants encore quand, soudainement, un éclair jaillit dans le regard de James et, sans même avertir Slughorn en levant la main qu'il connaissait la réponse, il fit sursauter toute la classe lorsqu'il beugla d'une voix fière et assurée :

- Le gémosirop!

- OUI ! Félicitation, James! congratula Slughorn, la moustache secouée par sa voix puissante. Je voulais justement que vous me parliez de cette potion, puisque c'est la première que nous entreprendrons. Mais vous rappelez-vous, James, ce que produit cette potion?

- Pas le moindre du monde, monsieur.

- Le gémosirop, comme son nom l'indique, crée un clone complètement identique à celui qui aura partagé son sang à la potion. C'est pourquoi, elle est souvent confondue avec le polynectar. Par contre, bien que cette potion duplique à la perfection le physique du confectionneur – de son grain de beauté sur la fesse gauche à son ongle manquant sur son petit orteil du pied droit –, elle reproduit une personnalité complètement contraire à celle de la personne doublée. Il y aura deux cours où vos doubles seront relâchés de leur éprouvette. Puisque vous serez en équipe de deux, lors du premier cours, l'équipe analysera le comportement d'un premier clone et le deuxième cours se déroulera de la même manière, mais avec le second double. N'est-ce pas excitant?

La classe se rempli de murmures enthousiasmes et enjoués. Bien sûr que ce projet était excitant, rencontrer la personnalité entièrement contraire à soi-même est une expérience on ne peu plus excitante.

- La confection commencera au prochain cours, ajouta Slughorn en essayant de couvrir les chuchotements, et puisque vous n'avez plus rien à faire jusqu'à la fin de l'heure, je vous congédie de ma classe! À la prochaine!

En quittant le cachot, un même sourire couvait les visages des élèves. C'était un début d'année prometteur et peur ordinaire, et tous appréhendaient le prochain cours de potions. Une chose peu répandue et assez étonnante.

***

Voila voila!! Un nouveau chapitre publié avec un peu de retard... mes raisons? Études, devoirs, travail... Voici l'essentiel de mes passes-temps ces temps-ci!! Mais j'ai pris le temps ce soir pour écrire ce chapitre! J'espère qu'il vous plaira!! Laissez-moi vos avis!!

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posted on Thursday, 05 November 2009 at 7:42 PM

Chapitre 9 --» Nausées

Chapitre 9 --» Nausées
- Jazz! Allez, sort de cette toilette! cria Lily au travers de la porte.

- Il n'en est pas question!

- Allez! Je t'ai rapporté un morceau de pain à la citrouille, assura Prue. Il faut bien que tu manges. Il y a une semaine que tu ne manges pratiquement rien.

- C'est parce que mon estomac recrache tout par la suite!

- Mais il en garde tout de même quelques vitamines! Allez, si tu ne manges pas, se sera encore pire!

- Ça ne peut être pire que de vomir tout que ce j'ingurgite. Oh! sursauta Jazmin alors qu'elle était prise d'une nouvelle nausée.

Prue et Lily se crispèrent le nez, le regard rongé par l'inquiétude. Ce manège matinal durait depuis une semaine déjà; Jazmin était prise de haut-le-c½ur sans arrêt et Lily et Prue s'inquiétaient.

- Jazz, si tu ne vas pas voir Madame Pomfresh aujourd'hui, c'est elle qui viendra te voir! conclut Lily. Tu aimes donc tant souffrir! Tu as peut-être contracté une maladie Jazz, ce n'est pas qu'un petit malaise qui frappe et qui part. Ça peut-être dangereux!

- Oh! Lily! Puisque je te dis que je n'ai rien! Mais si ça peut te faire plaisir, j'irai la voir après le cours de potion.

- Bon, alors, il ne faudrait pas le rater ce cours! Nous sommes déjà en retard! agrémenta Prue.

- Partez devant, je vous rejoins!

- C'est ça! Pour que tu te défiles. Il n'en est pas question, sermonna Lily. Si tu ne vas pas à ce cours, nous n'irons pas non plus.

- Ce que je déteste quand tu fais ça, grogna Prue tout bas afin de s'assurer que Jazmin, de l'autre côté de la porte, ne puisse entendre. Si ma mère apprenait que j'ai manqué un cours, elle me tuerait.

- Prends ton mal en patience, Prue. Jazz ne supporte pas la culpabilité.

- Qu'est-ce que vous chuchotez dans mon dos? s'enquit Jazmin.

- Des sottises, Jazz. Allez, sort!

- Très bien. Mais je porterai mon foulard jusque sur mon nez, les vapeurs de ce cachot m'émeut jusqu'au c½ur!

- Tout te donne la nausée, Jazz, conclut Prue. À croire que tu es enceinte!

- Haha! Très drôle, ironisa Jazmin en ouvrant brutalement la porte qui alla se fracasser contre le mur.

- Allez, mange, maman! rigola Prue en tendant à son amie nauséeuse la tranche de pain aux citrouilles.

Lorsque les trois filles franchirent la porte du cachot, Slughorn se retourna volontairement vers le tableau et y inscrivit la date qu'il semblait avoir oublié, comme pour ne pas avoir à sermonner son élève préférée.

- J'espère que vous vous souvenez pourquoi nous avons dû mettre en pause la confection du gémosirop. Mmhmm, quelqu'un se rappelle? commença Slughorn. Mr. Rogue?

- Nous avons dû arrêter la préparation de la potion car il ne manquait plus qu'un ingrédient à ajouter et que cet ingrédient avait besoin d'être éclairer par la pleine lune.

À l'évocation du cycle de la lune, le regard de Lily se tourna instinctivement sur le visage blafard, cerné et indéchiffrable de Remus. Elle savait, depuis près d'un an, qu'il était un loup-garou et, à chaque pleine lune, son c½ur se serrait en pensant à la souffrance que devait ressentir son ami et au danger, ô combien héroïque, que courrait les trois autres maraudeurs. Si elle avait eu son mot à dire et si elle laissait son côté égoïste la guider, elle ne voudrait pas que James y aille, mais son courage était si admirable et partant d'une si bonne intention qu'elle avait compris qu'elle devait taire sa frayeur et le laisser décider par lui-même.

- Exactement, reprit Slughorn. Il y a deux semaines que vos potions attendent cet ingrédient lunaire et, aujourd'hui, nous pourrons les terminer. Effectivement, hier soir, juste avant que la lune, qui était soit dit en pensant complètement ronde, n'apparaisse derrière les nuages, j'ai transporté deux gros chaudrons de bile de tatou sur la tour d'astronomie où ils ont passé la nuit. Donc, la bile est, désormais, fin prête à être ajoutée à vos gémosirops et le tour sera joué!

- Mais, monsieur, répliqua Lily en levant la main.

- Ah! Très chère Lily, je crois bien que vous venez de trouver la faille à mes explications.

- Effectivement, professeur, je crois que vous avez omis de préciser qu'il fallait ajouter une goutte de son propre sang afin que le gémosirop prenne vraiment l'apparence souhaitée.

- Vous avez parfaitement raison, Lily, et c'est pourquoi je donne 15 points à Gryffondor!

Slughorn lança un sourire rayonnant à une Lily enjouée et surprise. Peut-être l'objectivité de leur professeur avait franchi la limite; en plus d'être arrivée en retard et ne de pas avoir été sanctionnée, Lily avait fait gagné quinze points à sa maison pour une réponse que tous les élèves auraient pu savoir. Enfin, les Gryffondors étaient bien les seuls à ne pas se plaindre de ce favoritisme...

- Donc, à mon signal, vous viendrez chercher la fiole de votre gémosirop non terminé et vous le transférerez dans votre chaudron. Pour que la potion soit réceptive à un autre ingrédient, vous devez la faire bouillir et lorsqu'une épaisse écume se formera dans les bouillons, vous pourrez venir vous remplir un flacon de bile de tatou. Pour la finition de la potion, vous n'aurez qu'à suivre les indications dans votre manuel, à la page 48. Donc, allez-y.

Lily suivit le mouvement et se leva pour aller chercher sa potion. Elle la fit réchauffer et y ajouta la bile lorsqu'elle commença à écumer. Lily scintillait; sa potion avait exactement les propriétés désirées à ce stade de la préparation. Les bouillons de sa potion étaient d'une épaisse texture mielleuse, la couleur était juste bien crémée et les vapeurs ne dégageaient aucun parfum.
Elle passa à la dernière étape : verser une goutte de sang dans la potion. Elle se dirigea vers le fond de la classe, là où Slughorn avait mis à leur disposition des aiguilles parfaitement stérilisées. En passant à côté du bureau de James, elle lui offrit un sourire radieux et alla se rasseoir à sa paillasse, aux côtés de Frank.
Lentement, sans faire de mouvement brusque, elle piqua l'aiguilla dans son index et l'enfonça doucement afin de faire perler une goutte de sang. Lorsqu'elle retira l'aiguille de son doigt en se mordant la lèvre inférieure pour oublier la douleur insignifiante et qu'une minuscule larme de sang apparaissait à la commissure du point, Lily aperçut, du coin de l'½il, une grande masse s'écrouler sur le sol en produisant un gros bruit mat. Dans le sursaut général, Lily comprit que la masse qui venait de tomber n'était nulle autre que Jazmin qui avait perdu connaissance.
En un laps de temps très court, Lily fût agenouillées auprès de son amie et lui tapotait le visage doucement.

- Oh! Ma foi! Lily, que s'est-il passé? s'enquit Slughorn, anxieux et perturbé.

- Jazmin s'est évanoui. Il faut l'amener à l'infirmerie.

- Oui, oui. Euhm, réfléchit-il en faisant le tour des visages de l'assemblée rassemblée autour de Jazmin pour trouver une personne qui pourrait la transporter jusqu'à Madame Pomfresh.

- Je vais y aller, Monsieur, avertit Lily en faisant apparaître un brancard en transformant la chaise.

Étrangement, l'esprit d'entraide est toujours à son maximum lorsque la situation est urgente. Sans que Lily ait besoin de demander de l'aide, Sirius et James prirent Jazmin et la portèrent sur le brancard.
Lily ne prit pas le temps d'entendre l'avis de leur professeur, elle partit rapidement, rongée par l'inquiétude. L'état de Jazmin était tout sauf normal. Quelle sorte de maladie avait-elle incubé? Elle couva des yeux son amie, toujours inconsciente. Son teint était affreusement blême, affichant sans pudeur d'immenses cernes mauves, ses joues semblaient flasques, comme si elles manquaient soudainement de soutien, un film de sueur perlait sur son front et quelques unes de ses mèches s'y étaient fichées.
Lily traversa le château en un temps record et pénétra dans l'infirmerie en produisant une bourrasque de vent. Immédiatement, l'infirmière sortir de son âtre, l'air apeuré et posa un regard interrogateur sur Lily.

- Elle s'est évanouie en cours de potion, alors que je me suis piquée le doigt. Mais Jazmin n'est pas dans son état normal depuis une semaine, elle vomit une ou deux fois par jour et elle a des nausées presque constamment.

Le front de Madame Pomfresh se rida.

- Merci, Evans. Je vais l'examiner. Vous pouvez retourner en cours.

- J'avais terminé et puis je suis bien trop inquiète.

Un seul regard vers la jeune fille rousse lui prouva toute l'anxiété qui résidait en elle et l'empêcha de la retourner en classe.
À ce moment, Jazmin gémit, puis tenta d'ouvrir les paupières.

- Jazz!

- Li... Ly? Oh! par la barbe de Merlin!

- Comment vous sentez-vous, O'Runs?

- Ouff... je me sens étourdie et puis lourde.

- Vous avez envie de vomir?

- Peut-être...

- Bon, restez allongée je vais vous ausculter. Evans, vous pouvez attendre ici.

Le c½ur de la préfète des Gryffondors bourdonnait comme un essaim de bourdons. Elle avait les mains moites et ses entrailles étaient contractées.
Après une demi-heure d'inactivité et d'inquiétude, Mrs. Pomfresh, un air on ne peut plus indéchiffrable sur le visage, tira les rideaux du lit où Jazmin était confortablement couchée et s'engagea vers son bureau, sans accorder un seul regard vers Lily.

- Qu'a-t-elle donc? s'enquit Lily en se jeta sur ses pieds.

- Allez donc la voir, elle vous le dira, mais dans une heure, vous devez être partie.

Sans se le faire redire, Lily s'approcha de son amie. Jazmin n'avait plus l'air nauséeuse, mais ses yeux étaient fixés sur le mur face à elle avec abattement. Elle semblait sous le choc, surprise et anxieuse.

- Jazz?

- Lily! s'égosilla Jazmin en cherchant le regard de Lily sans le trouver, comme un naufragé tenterait d'apercevoir un bateau à l'horizon. Que vais-je faire? Et mes ASPICS? Et lui?

- Quoi? Jazz, je ne comprends pas. Qu'as-tu?

- Oh! Lily! C'est épouvantable! Prue avait raison... Je suis enceinte.

***

Qui est-ce qui l'avait deviner tout au long de ce chapitre?? Je ne sais pas si ma tentative pour introduire la grossesse de Jazmin avec subtilité a échoué... mais bref, tant pis. Alors, encore une fois un chapitre un peu tradif, et croyez-moi, ça ne me fait pas plaisir. J'aimerais tant avoir au moins 30 minutes par jour uniquement pour écrire! Mais, ils sont de plus en plus rare ces moments! Enfin, j'ai réussis à en poster un nouveau. Et vous en pensez quoi? Ne soyez pas gêner de me laisser vos avis!! Et à bientôt (j'espère)!!
P.S. L'image représente Jazmin!!

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posted on Wednesday, 18 November 2009 at 4:07 PM

Chapitre 10 --» Prénatal

Chapitre 10 --» Prénatal
Par les fenêtres de la tour de Gryffondor, la voûté étoilée caressait la cyme des arbres de la forêt interdite avec la légèreté de la brise automnale. Cette journée avait été éprouvante, et ils étaient nombreux à la voir se terminer avec soulagement. Par contre, Jazmin avait sans doute vécu une journée pire que nul autre dans le château. Après avoir dégobillé tripes et boyaux au petit-déjeuner, elle s'était évanouie en cours de potion, avait passé l'avant-midi à l'infirmerie avec Mrs. Pomfresh, avait ensuite reçu la visite de McGonagall et de Dumbledore qui avaient tenté de trouver des solutions et avait appris la nouvelle à ses parents.

- Je n'arrive pas à y croire, soupira Jazmin.

- De quoi? questionna avidement Peter.

- MAIS QUE JE SOIS ENCEINTE! s'énerva Jazmin sans se préoccuper outre mesure des têtes interloquées qui se tournaient dans sa direction et qui comméraient. Je n'arrive pas à y croire, répéta-t-elle, bornée et à bout. Comment cela a-t-il pu se produire?

- Eh bien... tu sais, Jazz, intervint James d'une voix espiègle, quand une fille et un mec s'aiment vraiment, ils...

- Je connais le mode d'emploi, s'emporta Jazmin, énervée.

- Il y a un mode d'emploi? chuchota Peter à l'oreille de Remus.

Bien qu'il n'ait voulu s'adresser qu'à son ami, tous les autres purent l'entendre. Levant les yeux au ciel ou soupirant de consternation, Lily, Jazmin, Prue, Sirius, James et Remus ne lui donnèrent aucune réponse.

- Mais... dis-moi, Jazz, le père, c'est bien Luke Jordan? s'enquit une Lily aux sourcils reliés en formant un accent circonflexe.

- Bien sûr! répliqua Jazmin, surprise par la question apparemment incohérente. Qui d'autre, sinon Luke? Il y a près de trois ans et demi que nous formons un couple et ni lui ni moi n'avons été infidèles. Me prendrais-tu pour une coureuse de jupons?

- Ce terme ne s'applique qu'aux hommes, Jazz. Un coureur de jup...

- Oh! Je m'en fiche. Tu as compris ce que j'ai voulu dire, c'est l'essentiel!

- Oui... et non je ne te prends pas pour... une infidèle. Mais alors, il est au courant?

Le visage de Jazmin prit des allures de chien battu, anéanti et honteux. Ses lèvres se plissèrent vers le bas et quelques rides décorèrent son front.

- Non, il ne le sait pas. Je le sais tout de même que depuis ce matin. Et, tu me vois lui envoyer une lettre et lui dire « Moi ça va, je m'ennuie de toi. Et en passant, je suis enceinte et bien sûr, tu es le père ».

- Et comment réagira-t-il lorsqu'il te reverra pendant les vacances des fêtes et que tu auras pris un tour de taille?

- Oh! Étais-tu vraiment obligé de me rappeler ce détail? Grossir, c'est bien le pire aspect d'une grossesse!

- Mais il le faut bien... si tu veux que ton enfant grandisse lui aussi et qu'il soit en santé.

- Je le sais bien, mais vois-tu, je me serais bien passée de ça pour le moment. Je n'ai que 17 ans. À cet âge, les sorcières normales finissent leurs études et se cherchent un futur travail. Elles ne tombent enceinte que lorsqu'elles ont une relation et une carrière stable.

- Jazz, tu sais qu'il y a des moyens pour que cet avenir soit possible. Je veux dire, pour que tu ne sois plus enceinte, annonça Lily.

- Tu rigoles! Bien que cette grossesse n'arrive pas nécessairement au bon moment, il n'y a rien qui pourra me convaincre de tuer ce petit être qui vit en moi, grogna Jazmin en posant instinctivement une main sur son ventre toujours plat comme pour réconforter son enfant.

- Même si ça te rend malheureuse? intervint Prue.

- Malheureuse? Non, je ne suis pas malheureuse. Enfin, j'espère. Je suis seulement très surprise et sous le choc, mais je ne crois absolument pas que cela m'aspira tout bonheur. Somme toute, seule sa réaction pourrait m'attrister.

- Pour ça, il faudra que tu lui dises, ânonna James.

- Je lui dirai, grommela la future mère. Je lui dirai de me rencontrer au Trois Balais lors de notre prochaine sortie à Pré-au-Lard et je lui avouerai.

- Et, depuis combien de temps seras-tu enceinte, alors? s'enquit Lily.

- Euh... cette prochaine visite sera dans un mois? Alors, je serai... enceinte – quel mot effrayant – de trois mois. Ouff, il sera sans doute beaucoup plus surpris que je le suis.

- Tu ne t'en es aucunement doutée? Tu avais du retard dans ton cycle menstruel et tu ne t'en es pas inquiétée?

- Non, puisque nous avons toujours fait très attention et que nous avons toujours pris les précautions nécessaires... enfin, je crois...

- Jazz!

- Oh! Lily, ne me prends pas pour une gamine! Il y a un soir. Je ne me rappelle plus. Nous étions trop saouls. Nous n'avons sûrement pas fait attention...

- Oh! Jazz... soupira Prue, compatissante et inquiète.

- Je me souviens que nous sommes rentrés chez lui en transplanant. Je me souviens aussi que, le lendemain, j'étais toujours bourrée et que j'avais la tête qui tournait. Ah! et je me souviens bien sûr que nous avons...

- Bon d'accord, coupa Sirius, éreinté d'entendre ce charabia. Ce n'est pas que nous ne compatissons pas avec ta situation, ma chère Jazmin, ou que ce n'est pas intéressant, mais nous avons d'autres botrucs à fouetter.

Un à un, les maraudeurs se levèrent en offrant un sourire réconfortant à une Jazmin légèrement vexée. James embrassa le front composé d'une dizaine de rides d'inquiétude de Lily et Sirius posa ses lèvres à la commissure de celles de Prue. Quelques secondes plus tard, les quatre garçons passaient par le portrait de la Grosse Dame un après l'autre.

- C'est quoi le mode d'emploi? redemanda Queudver tout bas avant de disparaître.

- La ferme! répliquèrent Sirius et James à l'unisson.

Lorsque le tableau de la Grosse Dame reprit sa position initiale, la salle commune semblait étrangement vide, comme si les quatre maraudeurs étaient si envahissants qu'une pièce perdait de son ampleur sans eux.

- Et tes parents? s'enquit Prue.

- Qu'est-ce qu'ils ont mes parents?

- Et bien, tu leur as dit, non?

- Il a bien fallu.

- Et comment ils ont réagi?

- Je ne sais pas trop. Je ne les ai pas bien vu puisque j'avais la tête dans une cheminée, figure-toi donc.

- QUOI? s'exclamèrent Lily et Prue.

- Oh! Calmez-vous! Comment auriez-vous voulu que je leur parle si ce n'étaitde la poudre de cheminette? Avec un féléphone?

- Un téléphone, Jazz, la reprit Lily.

- Peu importe. Bref, même si je ne risquais aucunement de me brûler, j'avais de la suie dans les yeux, alors je ne les ai pas bien vu, et ce truc donne un horrible sentiment de tournis, hors, s'il y a bien une chose qui ne me va pas ces temps-ci c'est le tournis. Par contre, j'ai bien entendu ce qu'ils ont dit, ou ce qu'ils n'ont pas dit. Ils sont restés muets pendant un long moment, ni eux ni moi ne parlions. Et, il a fallu que j'ôte ma tête de cette machine à nausée avant de vomir une fois de plus.

- Tu es partie sans attendre leur réponse? lui demanda Lily.

- Quelle réponse? Je ne leur ai pas demandé une question, encore moins une approbation. Il était clair qu'ils devaient être au courant, mais je suis majeure. Ils n'ont plus à me gronder pour mes erreurs, ou mes oublis – dans ce cas-ci. Bien sûr, leur déception était palpable malgré le gouffre qui nous séparait, mais je veux qu'ils soient tout de même fiers de moi. J'étudie pour passer mes aspics et j'aide à combattre les mangemorts, tout ça en étant enceinte. Et puis, je suis partie en leur disant que je les aimais, il n'y avait rien d'autre à ajouter.

- Alors, tu m'épates, Jazz. Je t'admire, continua Lily.

- Quoi? Pourquoi donc? Toi aussi tu voudrais grossir et vomir partout?

- Bien sûr! Mais je crois que je préfèrerais attendre encore un peu, rigola la rouquine. Par contre, je trouve formidable la manière dont tu fais face à cette épreuve, avec courage et humilité. Peu de filles de 17 ans réagiraient comme tu le fais présentement si elles étaient à ta place et c'est précisément ce qui te rend si admirable. De plus, avoir un bébé dans les temps qui courent est un excellent moyen pour remonter le moral. Et tu pourras compter sur moi pour jouer à la baby-sitter!

Le clin d'½il qui accompagna cette dernière phrase les fit rigoler toutes les trois. L'atmosphère s'était allégée, les sourires étaient réapparus alors que les rides d'inquiétude s'étaient éteintes. Même le ciel nocturne semblait s'être éclaircit.
Mais plus Lily s'attardait sur ce dernier détail, plus la lumière grimpait en intensité, comme si la journée revenait subitement. C'est alors que des étincelles apparurent dans le ciel, survies d'une énorme détonation qui fit sursauter tous les pensionnaires au château. Et Lily ne fut pas la seule à penser aux capes noires...

***

Ouff... un chapitre assez léger... Ici encore je m'excuse pour ce retard... et je pourrais vous reservir des excuses bidons (bien qu'elles soient vraies)... de toute manière, ce n'est pas ce qui vous importe. xD
Bref, que pensez-vous de ce chapitre? Et que se passe-t-il à Poudlard à la fin de ce chapitre??
Aussi, je voudrais profiter du moment pour vous souhaiter de merveilleuses vacances hivernales! Profitez des occasions de réunions en famille, reposez-vous et profitez de l'hiver!!

Gros bisous!!!!!!!!
À plus!!!

# Posted on Monday, 14 December 2009 at 8:42 PM