Chapitre 16 --» Placotage et Quidditch

Chapitre 16 --» Placotage et Quidditch
Le château était d'une tranquillité presque morbide depuis que Lily était sortit de l'infirmerie, soit depuis une semaine. Les maraudeurs avaient bien saisi le message. Sirius était celui qui avait le plus de difficulté avec l'abstinence et c'est pourquoi ils n'avaient pas complètement arrêté. Seulement, leurs blagues étaient plus subtiles et moins importantes qu'elles l'étaient autrefois. De plus, James avait été occupé tous les soirs de la semaine à cause de ses trois retenues et des entraînements de Quidditch pour le match de cette fin de semaine, ce qui restreignait leur temps pour les blagues.
Justement, c'était vers le stade que Lily se dirigeait pour assister à la partie opposant les Gryffondors aux Serpentards. Elle était seule parce le professeur Slughorn l'avait retenue à la fin de son petit déjeuner pour lui parler de son Club Slug. Le temps de leur conversation avait semblé durer des heures, mais seulement qu'une vingtaine de minutes s'était écoulée, cependant la partie était sur le point de débuter.
Les conditions météorologiques n'étaient pas vraiment idéales au Quidditch à cause du temps nuageux et de l'absence du soleil mais, au moins, le vent et la pluie ne s'étaient pas levés ce matin.
Juste comme elle s'engageait sur le chemin caillouteux qui menait au terrain, elle entendit quelqu'un prononcer son nom derrière elle. Lily se retourna et fut horrifié de voir Severus. Il était vêtu de sa cape noire et d'une longue écharpe aux couleurs de sa maison, mais son visage était honteux et gêné. Lily le regarda d'un regard furibond, lui tourna le dos et continua son chemin d'une démarche plus rapide.

- Non, Lily, il faut que je te parle, dit Severus en la suivant.

- Je n'ai rien à te dire, Severus, annonça Lily.

- Moi, si. Alors arrête-toi... s'il te plaît.

- Depuis quand t'embarrasses-tu de formules de politesse? questionna Lily d'un ton sarcastique.

- C'est assez nouveau, marmotta Severus. J'ai ton attention, là?

- Si, accepta Lily, vaincue, mais fait vite, je ne veux pas manquer la partie.

Il joignit ses mains ensemble et croisa ses doigts, signe de nervosité chez lui.

- Je te demande pardon. J'ai essayé de les arrêter, mais tu vois, je ne pouvais pas me battre contre eux. Je me serais fait battre à mon tour plus tard et on m'aurait renié. Mais j'ai fait mon possible, j'ai prévenu Marcus Abbot que tu étais en danger et je ne les ai pas avertit que Potter arrivait.

Lily se sentit soudainement très idiote. Elle avait passé sa semaine à surveiller les maraudeurs mais elle n'avait même pas pris la peine de remercier Marcus. Et en plus, elle ne s'était même pas demandée comment il avait su qu'elle avait besoin de lui.

- Pourquoi t'es-tu donné cette peine? interrogea Lily en revenant à la conversation.

Juste avant que Severus ait pu répondre, la voix de Luke Jordan se fit entendre du terrain, magiquement amplifié :

- Bienvenu à tous à ce premier match de Quidditch! Aujourd'hui l'équipe de Gryffondor affrontera l'équipe de Serpentard. On accueille tout de suite les joueurs de Gryffondor : Potter, les jumelles McCormack, Peakes...

Une foule de supporteur acclamait leur équipe au loin.

- Parce... parce que je ne... je ne voulais pas passé pour le... méchant. Aussi, je ne voulais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Je... je ne voulais... pas que tu sois... blessée.

- Alors pourquoi n'es-tu pas venue tout simplement me sauver toi-même?

- Parce que... bien je te l'ai dit... ils n'auraient pas apprécié et je...

- Tu avais honte d'aider une amie parce qu'elle est une née moldue, finit Lily à la place de Severus.

- Et ça commence, c'est Danielle McCormack qui attrape le ballon, elle passe à Potter... commenta Jordan.

- N...Non! Mais je te l'ai dit, ceux là n'acceptent qu'une seule idéologie, la leur, et si tu ne t'y conformes pas, tu passeras un mauvais quart d'heure.

- Arrête de t'excuser, ça te rend encore plus lâche que tu ne l'es déjà.

- Ne me traite pas de ce nom!

Les prunelles noires de Severus s'assombrirent encore plus, pour peu que cela soit probable. Lily le regarda droit dans les yeux et se mordit la langue pour ne plus ouvrir la bouche.

- Tu pourrais au moins dire merci, nom d'un chien! lança Severus plein de rage.

- Merci, Severus. J'apprécie ton aide, maugréa Lily, sans remord.

- Tu peux aller voir ton match minable.

- Et Serpentard marque! cria Jordan. 10 à 0 pour Serpentard.

- Comment leur as-tu expliqué, alors, ton empêchement de les prévenir de la venue de quelqu'un?

- Je leur ai dit que j'avais bu une bièraubeurre que Potter avait contaminé de somnifère et que je m'étais endormi.

- Tu as mis Potter en danger pour te sortir du pétrin? s'enquit Lily d'une voix accusatrice.

- Et un but pour l'équipe de Potter! annonça Luke.

- Ça ne le dérange pas vraiment de le faire, lui.

- Je te parle de toi. Je sais bien que Potter n'est pas mieux.

Severus sembla se détendre en entendant cette dernière phrase.

- Je n'avais pas le temps de trouver une autre excuse.

Lily répondit par une autre question :

- Comment as-tu prévenu Marcus?

Severus se mordilla la lèvre.

- Avec mon patronus...

- Tu arrives à faire des patronus? On ne les verra qu'après Noël, dit Lily, surprise.

- Eh bien, il n'est pas parfait. Sa forme est floue et je n'arrive à le faire que pour communiquer, pas devant un détraqueur.

Lily fronça les sourcils. Ce dernier mot lui mit la puce à l'oreille.

- Tu as déjà rencontré un détraqueur?

Les joues de Severus se tintèrent de rouge et sa respiration s'accéléra.

- Non... Non... bien sûr que non... c'est seulement que... je veux dire que... je crois que je ne serais... pas capable de me défendre contre... eux... mais je me suis mal exprimé... je n'ai jamais vu un détraqueur.

- Ces Mulciber et Avery, ce sont tes amis? demanda Lily, soudain méfiante.

- On peut dire ça comme ça. En passant, pourquoi ne les as-tu pas dénoncé? questionna Severus en essayant de changer de sujet.

- Parce qu'ils ont été assez punis par Marcus et qu'ils n'auraient cherché qu'une autre vengeance...

- Potter fait un point! informa Luke. 20 à 10 pour Gryffondor!

- S'ils sont tes amis, tu sais sûrement qu'ils sont des mangemorts? voulut savoir Lily.

- Des... des quoi?

- Ne joue pas au plus malin avec moi, Severus. Depuis un an, tu es toujours fourré dans tes livres de magie noire, tu traînes avec des affreux garçons qui servent leur maître noir et tu viens de m'avouer involontairement que tu as déjà vu des détraqueurs. Que se passe-t-il avec toi Sev? Ne me dis pas que tu es comme eux, que mon meilleur ami a rejoint le côté du mal?

- Non! Lily, ne t'inquiète pas. Je... je sais ce que sont les mangemorts, mais je ne savais pas que Mulciber et Avery en faisaient partie. Je te le jure.

- C'est vrai?

- Bien sûr, Lily!

Lily prit une grande bouffée d'air et observa le visage du garçon. Il avait l'air fatigué, c'était tout. Si elle n'était pas naïve, elle avait tendance à croire seulement ce qu'elle voulait croire. Ainsi, elle crut Rogue aveuglement longtemps, alors qu'il lui disait qu'il n'avait jamais participé aux actions des mangemorts, puisqu'elle ne voulait pas croire que son premier ami sorcier avait mal tourné.

- D'accord, je vais y aller, marmonna Lily. Je ne veux pas rater le reste du match.

Juste comme Lily atteignait les marches des estrades, Severus lui cria :

- Dit Lily, on est toujours amis?

Elle réfléchit un long moment.

- Oui.

Lorsqu'elle s'assit près de Prue et de Jazmin, elle n'eut pas à leur dire pourquoi elle avait traîné puisqu'elles étaient complètement absorbées par la partie.

- Quel est le score?

- 90 à 30 pour Serpentard, annonça Prue. Les jumelles McCormack sont tombées de leur balai à
cause des batteurs de Serpentard et James est maintenant le seul poursuiveur.

James se débrouillait bien, mais lorsqu'il était coincé et qu'il aurait, en temps normal, fait une passe, il ne pouvait qu'essayer d'esquiver ses attaquants, mais il perdait alors presque toujours le souaffle. Alice parcourait le terrain à la manière dont James l'aurait fait afin d'apercevoir le vif d'or. Les batteurs de Gryffondor manquaient de précision dans leur tir mais le gardien réussissait à bloquer le trois quarts des tirs. La partie se termina finalement sur une note joyeuse, car Alice attrapa le vif d'or.

- Gryffondor gagne avec un total de 190 points! Bravo Potter!

Tous les partisans de l'équipe de Gryffondor inondèrent le terrain et félicitèrent les joueurs. Helena et Danielle McCormack n'avait que des blessures mineures et furent conduites, contre leur volonté, à l'infirmerie.
Juste avant de quitter le terrain, Lily entraperçut une chevelure café qui lui était familière. Elle dit à Jazmin et à Prue de ne pas l'attendre et elle courut vers Marcus Abbot, avec qui elle avait besoin de placoter un peu...

***
Voili Voilou... un autre chapitre!!!! Vous avez lu Les contes de Beedle le Barde? Moi oui et j'ai bien apprécié! Que de joie de relire des histoires d'un auteure que j'apprécie tellement. Et vous saviez que l'argent des livres vendus ne réviendront pas à J. K. Rowling? Mais à une oeuvre de charité qui vise à aider les enfants dans la misère! C'est tellement gentil de sa part! Alors si vous ne l'avez pas encore lu, achetez le et dites vous que c'est pour une bonne cause :D !!
Mais si vous l'avez lu, dites moi ce que vous en avez penser!!!
Lâchez aussi vos comms sur mon chapitre!!! À bientôt!!!

Gros kisssss!!!!
À plus!!!

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:31

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 10:06

Chapitre 17 --» Sentiments

Chapitre 17 --» Sentiments
- Marcus? appela Lily.

Le grand garçon se retourna, un large sourire illuminant ses traits. Une foule de Serdaigle l'entourait et tous s'étaient virés avec Marcus pour voir qui l'interpellait. Il était très grand et musclé, son visage était toujours joyeux et ses magnifiques yeux azurs pétillaient constamment de malice. Évidemment, un grand nombre de fille s'était éprise de ce beau sixième année de Serdaigle, mais il était plutôt discret dans sa beauté et n'était pas un « mauvais garçon », comme Sirius et James pouvait l'être. Il resplendissait d'intelligence et de respect envers n'importe qui, jamais il ne jugeait une personne sans la connaître et Lily ne l'avait jamais vu en colère. Même cette fameuse nuit, il avait regardé les deux Serpentards d'un regard rempli de pitié pour ces deux garçons qui avaient besoin de la souffrance des autres pour être joyeux. Puisqu'ils n'étaient pas dans la même année et dans la même maison, Lily et Marcus ne se voyaient pas souvent, mais il était, lui aussi, convoqué aux réunions du Club Slug et c'est dans ces rencontres qu'ils en profitaient pour se parler. Bien sûr, Lily avait toujours eu un petit faible pour lui, mais elle se doutait que c'était réciproque.

- Ne m'attendez pas, j'ai besoin de discuter avec Lily, dit Marcus à ses amis d'une voix qui fit fondre Lily.

Elle était grave, profonde et elle laissait supposer qu'il était heureux de la voir. Ce qui était tout le contraire de la Serdaigle à côté de lui. Ces immenses yeux bleus foudroyaient Lily d'un regard jaloux. Tout son visage était significatif d'une haine naissante pour la pauvre rouquine. Lorsqu'elle suivit la bande qui partait du terrain, sa longue natte blonde se balançait au rythme de sa démarche violente.
Lily, qui avait retrouvé sa bonne humeur en voyant celle de Marcus, osa une remarque à double sens afin de pouvoir répondre à quelques questions qu'elle se posait depuis quelques temps.

- Ta petite amie ne semble pas apprécier que tu me parles seul à seule, remarqua Lily.

En disant cela, elle saurait s'il s'agissait vraiment de sa petite amie. Lily était un peu nerveuse, c'était la première fois qu'elle s'entretenait avec un garçon qui lui plaisait vraiment. Il l'attirait pour plusieurs raisons; il y avait cette grande tolérance qu'il conservait toujours sur son visage, son intelligence hors norme, son altruisme grandiose et, évidemment, son physique magnifique. Lily avait beau chercher, elle ne lui trouvait aucun défaut.

- Qui ça? Jeila? s'enquit-il alors que Lily acquiesçait. Elle est de nature possessive et jalouse, mais ce n'est pas ma petite amie, nous sommes seulement amis.

Lily sauta intérieurement de joie.

- Alors, tu voulais me parler? demanda-t-il.

- Oui, bien sûr. Je voulais de remercier de m'avoir secourue l'autre jour. Je ne sais pas de quoi j'aurais l'air aujourd'hui, si tu n'étais pas arrivé.

- Mais voyons! C'était naturel, tu étais en danger! Qui aurait pu rester assit tout en sachant qu'une jolie fille était en train de souffrir?

Lily fut énormément flattée de ce compliment et rougit comme une pivoine, mais ce rappela aussi que Severus, lui, n'avait pas volé à son secours.

- Il y en a plusieurs qui ne se seraient pas donné la peine de bouger, dit Lily.

- Eh bien, tu pourras toujours compter sur moi, dans ce cas. Je n'aime pas voir les gens souffrir,
surtout quand il s'agit d'une personne que j'apprécie énormément. Mais je crois qu'il n'y a pas que sur moi que
tu puisses compter, il y a aussi Potter qui a accouru pour toi.

Lily buvait ses paroles et rougissait aux compliments. Elle fut surprise lorsqu'il parla de James et remarqua avec joie une petite once de jalousie dans le ton de sa voix.

- C'est parce qu'il me suit partout, celui là, ajouta Lily pour le rassurer, ce qui est assez exaspérant.

- Je suis sûr que d'avoir un ange gardien prêt à se déguiser en prince pour toi, ce ne doit pas être si déplaisant que cela...

- Peut-être, mais pas s'il a la fierté et l'arrogance de Potter. Un peu de sagesse et d'intelligence n'est-il pas préférable?

- Ça dépend d'une personne à une autre.

- Moi, c'est ce que je choisis.

Lily était perdue dans le ciel des yeux de Marcus quand elle s'aperçut que la pluie commençait à tomber. Les nuages en avaient eu assez de garder cette eau lourde dans leurs entrailles, alors ils les avaient finalement laissé revenir sur la Terre.

- Viens, trouvons-nous un endroit plus... sec pour continuer notre discussion, proposa Marcus en s'appropriant la main de Lily et en la guidant vers Poudlard.

De nombreuses festivités battaient son plein dans la grande salle et Marcus passa devant les grandes portes sans y accorder un bref intérêt. Il conduisit la rouquine dans le labyrinthe de Poudlard jusqu'à ce qu'ils aient pénétré dans un couloir sombre et fermé. Lily qui n'avait observé que son guide tout le long du trajet, se trouva déboussolée et ne sut où elle se trouvait.

- Où sommes-nous? questionna-t-elle à Marcus.

- Dans un passage secret que plus personne n'utilise, nous y serons beaucoup plus... au sec ici, répondit-il. Lumos.

L'étroit conduit s'éclaira un peu et elle put enfin revoir ses magnifiques yeux bleus. Le couloir n'était pas très large et Lily et Marcus était plus près l'un de l'autre qu'il ne l'avait jamais été. Lily qui était un peu mal à l'aise lui posa la première question qui lui venue à l'esprit.

- Comment as-tu fait pour trouver ce passage secret?

Marcus fut surpris par la question mais lui répondit honnêtement.

- Tu as déjà entendu parler de la chambre des secrets? C'est un mythe, continua Marcus en voyant Lily secouer négativement la tête, qui dit que Salazar Serpentard lui-même aurait construit une pièce secrète dans Poudlard qui garderait un ignoble monstre qui pourrait accomplir sa noble tâche le jour venu.

L'incompréhension et la peur montèrent dans l'esprit de Lily.

- Mais... mais... quel est le rapport entre ce passage et la Chambre des secrets? Tu nous...Tu nous y a conduit? balbutia Lily.

- Non, non, Lily. Ne t'inquiète pas, la rassura-t-il en posant sa douce main dans le dos de Lily pour la réconforter. Non, personne n'a encore pu trouver cette pièce, mais un jour où... il devint primordial de savoir si elle existait vraiment ainsi que son supposé monstre, des envoyés du ministère ont dû fouillé de fond en comble Poudlard. Évidemment, il n'ont rien trouvé qui aurait pu correspondre à la Chambre des secrets, mais ils ont trouvé pas mal de passage secret. Mon grand oncle faisait parti des envoyés et il m'a presque tout dit sur les passages secrets qui se cachaient dans Poudlard. Génial, non?

Lily retrouva le sourire et acquiesça joyeusement, joignant son bonheur à celui de Marcus. Elle pensa aussitôt à James qui aurait bien voulu avoir ce grand oncle, mais le capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor s'évapora de sa tête en un rien de temps grâce à la main de Marcus qui descendit lentement dans le creux des reins de Lily. Elle plongea alors ses yeux verts dans le bleu de Marcus et s'y perdit un moment pendant lequel Lily perdit toute notion du temps. Ç'aurait pu être des heures, ou simplement quelques secondes qui s'étaient écoulés depuis le déplacement de la main de Marcus au moment où il demanda à Lily :

- Raconte-moi quelque chose, toi aussi, sur ta famille que je puisse mieux te connaître.

Sa voix s'était faite beaucoup plus douce et mielleuse et Lily enchaîna aussitôt sans quitter ses yeux.

- Ma s½ur, Pétunia, et moi avons toujours été très proches l'une de l'autre. Même si elle avait deux ans de plus que moi, nous nous entendions à merveille et nous nous confions absolument tout; de sa première amourette à ses premières règles jusqu'à mes anciens camarades de classes niais, à mes rêves du prince charmant, narra Lily en pensant que ses idées du prince parfait pouvait tout à fait concorder avec Marcus. Bref, nous nous aimions plus que n'importe quelles autres s½urs. Mais vint le jour fabuleux où le professeur McGonagall sonna à la porte de ma maison pour m'inviter à Poudlard. Après quelques hésitations sur ma réelle nature, mes parents devinrent énormément fiers de moi. Mais une jalousie hors borne naquit dans le ventre de Tunie. Elle avait toujours été la plus belle, la plus douée à l'école, la première fierté de nos parents et voilà que mon heure de gloire sonnait. Depuis cette journée, Pétunia entretient toujours une haine et une jalousie contre moi et profite toujours de ma présence pour me la faire ressentir. Je ne regrette absolument pas ma découverte du monde de la sorcellerie, mais parfois je m'ennuie de ma s½ur. Car je ne peux plus vraiment la considérer comme telle à présent.

Le regard de Marcus n'avait pas quitté celui de Lily et il semblait comprendre tout à fait la peine de Lily.

- Je comprends, murmura-t-il. Mais je suis sûr que ta s½ur se rendra un jour compte de sa bêtise et que vous redeviendrez complice comme vous l'avez été. Je ne peux pas croire qu'elle ne veuille plus jamais revoir une fille aussi formidable que toi...

Lily soupira fortement.

- Qu'y a-t-il? s'inquiéta Marcus. Je t'ennuis?

- Non, bien sûr que non. Je m'ennuis moi-même. Depuis une heure, tu me chantes des compliments et moi je ne suis même pas assez intelligente pour te retourner la pareille. Je pourrais te dire tellement de chose, puisque tu n'as que des qualités, mais je ne suis bonne qu'à m'empourprer, confia Lily en rougissant derechef. De plus, je parle de moi et je t'agace avec mes problèmes familiaux. Quelle fille au monde peut être aussi nulle? Alors que je pourrais profiter de la vue que j'ai sur tes yeux, je parle de ma stupide s½ur. Et...

Mais Marcus l'empêcha de continuer en posa deux doigts sur ses lèvres.

- Tu ne m'agaces aucunement et je te trouve tout sauf nulle. J'adore t'entendre parler, tu as une voix tellement belle. Et puis, il faut bien que j'en apprenne un peu plus sur toi, si je veux faire un peu plus partie de ta vie...

Sans laisser à Lily le temps de répliquer, il posa délicatement ses lèvres chaudes sur celles de Lily. La rouquine fut tellement surprise qu'elle ne réagit pas premièrement, mais lorsqu'elle comprit ce qui venait de se passer, elle ferma ses yeux, enroula ses bras autour du torse de Marcus et profita de ce long baiser. Ils restèrent longtemps étreints, même quand leur bouche n'était plus plaquée l'une contre l'autre, ils se collaient, se parlaient à voix basse, se chuchotaient des mots doux, se touchaient, bref, ils profitaient de leur bonheur.
Combien d'heures avaient-t-ils passées ensemble ainsi enlacés? Ni l'un, ni l'autre n'aurait su le dire, mais lorsque leur estomac commença à crier famine, ils sortirent de leur trou et Marcus dirigea Lily vers les cuisine, en la tenant amoureusement par la main. Car ils étaient désormais, un couple bien uni.

***
Eh oui! Il fallait bien que ça arrive un jour! Et attention à la réaction de James... hiii... sa risque d'être pas beau à voir!!! Lâchez encore vos comms!!! Vos avis compte énormément pour moi!!! Lâchez vous lousse!!!

Image --»http://jolly2.deviantart.com
Gros kisssss!!!!
À plus!!!

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:36

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 10:17

Chapitre 18 --» Une nouvelle difficile

Chapitre 18 --» Une nouvelle difficile
James était seul dans son dortoir. La petite parcelle du ciel visible par la fenêtre était d'un bleu foncé mélancolique, reflétant le tempérament du garçon solitaire. Ses draps étaient tout désordonnés et un rideau de son lit à baldaquin était tombé après avoir subi la rage de James. Ce n'était pas une rage qu'il avait déjà connue, celle qui l'accompagnait dans ses idées de vengeances des Serpentards. Cette rage-là était plus explosive et plus disciplinée que celle qui entretenait son pauvre c½ur en ce moment. Sa rage du moment était calme mais extrêmement douloureuse. Elle lui donnait envie de frapper dans quelque chose (les oreillers y avaient déjà passé), de tirer des objets à travers la pièce (les bonbons de Queudver étaient tout éparpillés près du mur opposé) et le rendait tellement vulnérable qu'il avait le goût de pleurer. Mais pour cela, il était capable de se retenir. Il n'allait pas ce mettre à pleurer comme un enfant pour un brin de jalousie qui germait dans sa conscience. Oh non!
Cependant, sa peine était trop récente pour redescendre festoyer avec les autres. En même temps, James se trouvait totalement ridicule de rester là, à broyer du noir pour une fille qui n'avait jamais manifesté le moindre signe d'intérêt envers lui. Lily s'était trouvé un petit copain et ce n'était pas lui, évidemment, c'est ce qui le mettait dans tous ses états.

« Arrête de geindre et oublie cette nana, mon pauvre, lui répétait sa tête. »

Mais son c½ur n'avait pas d'oreille pour écouter les conseils qui venaient de son cerveau. Il fonctionnait avec son propre instinct. James aurait voulu rester indifférent face à ce nouveau couple ou seulement envier son petit copain. Car il avait une énorme différence entre envier et jalouser : l'intensité. La jalousie était beaucoup plus forte et violente. Bien sûr, les deux émotions étaient semblables mais l'envie avait toujours été considérée comme étant plus sage. C'est pourquoi il aurait voulu simplement l'envier. Mais il le détestait littéralement et il le méprisait avec une immense jalousie.
De plus, James aurait bien aimé se passer de tristesse. Les peines d'amour étaient habituellement après une rupture et vécu par les filles. Et lui, il vivait quelque chose de semblable à l'après rupture alors qu'il n'était jamais sorti avec Lily. C'était tellement stupide que James aurait pu en rire.
Combien de fois sa mère lui avait-elle répété qu'il était un adorable garçon sensible?
Assez pour qu'il se fatigue et qu'il s'en plaigne et Mrs. Potter lui disait alors :

- Voyons, mon petit hippogriffe! Toutes les filles apprécient énormément les garçons sensibles.
C'est d'ailleurs une des choses que j'adore chez ton père.

Évidemment, le petit bout de garçon qu'était James se réjouissait des paroles de sa mère et se rassurait en ce les répétant. Mais aujourd'hui, il aurait désiré ne plus avoir de sensibilité. Pas pour ne plus sentir sa peine! Non, la tristesse était une émotion humaine difficile à gérer mais significative d'affection. C'était pour son image qu'il s'inquiétait. Encore une fois, sa fierté l'emportait sur ses sentiments. Ou bien était-ce la volonté qui lui manquait? La volonté de passer par-dessus sa peine pour bien paraître devant Lily. C'était assurément un mélange des deux...
Il revoyait encore l'horrible scène dans sa tête. Il revoyait le couloir mi-éclairé et sans bruit où les murs étaient ornés de plusieurs tableau dont un qui représentait une coupe de fruits charnus où siégeait la poire chatouilleuse qui contrôlait les entrées de la cuisine. Il voyait encore le visage rouge d'émotions de Lily et ses yeux verts pétillants de bonheur, ses cheveux auburn ballottant en suivant le mouvement de sa tête joyeuse et sa délicate et petite main pâle emprisonnée dans son immense poigne de fer, à l'autre. James revoyait le couple rire devant les simagrées et les gazouillis de la poire suite aux chatouilles que l'index de Lily lui avait apportées. Il revivait la compréhension lente mais terrible qui s'était produit dans sa tête à ce moment-là, ainsi que ses rapides pas qui l'avait vite porté jusqu'à son dortoir.
James soupira fortement afin de libérer le trop-plein d'émotion de son c½ur et étrangement, ce simple souffle lui amena du réconfort. Il put tranquillement respirer et réfléchir plus aisément. Il se reprit et s'assit bien droit dans son lit. Tout d'abord, la tête lui tourna à cause du mouvement trop rapide. Quand le sang eut pu affluer son cerveau normalement, il rit de son état de l'instant d'auparavant.
Tout à coup, des pas rapides et lourds se heurtèrent aux marches de l'escalier du dortoir et Sirius entra époumoné dans la chambre, l'air embarrassé et inquiet. Cette dernière émotion augmenta d'intensité en voyant l'air euphorique et joyeux de James.
Ce n'était jamais agréable d'annoncer une mauvaise nouvelle. La peur que James le prenne mal, qu'il en veule à Sirius pour la lui avoir annoncée, de rendre un ami qui était heureux, malheureux... Mais il n'avait pas très bien déchiffré le facial de James...

- Cornedrue... j'ai... j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer, se lança Sirius.

- Quoi? Une autre encore? Je viens juste de me remettre d'une douloureuse découverte. Mais puisque que tu dois jouer le rôle d'arracheur de dents de vampire, dit-la vite pour que je puisse m'y habituer vite.

- C'est quoi l'autre mauvaise nouvelle que tu as eue?

- Et bien... je croyais qu'ils allaient plus s'afficher que ça. À croire que j'avais tort. C'est du nouveau couple Evans et Abbot dont je parle.

Les yeux de Sirius s'agrandirent brusquement et James hocha la tête pour ajouter de la véracité à ses propos. Encore une fois, les émotions ne furent pas bien interprétées. James crut que Sirius n'en croyait pas ses oreilles, alors que Patmol était étonné de l'aisance de son ami pour l'annonce de la nouvelle.

- Si, si, je te le jure, c'est bien vrai, continua James.

- Mais... mais je le sais ça, balbutia Sirius. C'est ce que je venais t'annoncer. J'ai été surpris de ta nonchalance.

- Ah! Tu m'aurais vu quelques minutes plus tôt, tu te serais plié en deux de rire! Je te le dis, mon vieux!

- Alors... Alors ça ne te fais rien de savoir que Lily a un petit copain?

- Ça m'a fait quelque choses, mais j'ai pesé les points positifs de ce couple et je suis presque arrivé
à l'indifférence.

- Eh bien! Et, c'est quoi, ces points positifs?

- À la fin de leur union, Lily en aura assez des petits garçons tout sage, alors devine vers qui elle se tournera? Hein? Et oui! La chance, c'est sur moi, parce que je n'aurai pas renoncé à elle et parce que ce n'est
pas parce que madame à un petit copain que je n'ai plus le droit de la harceler!

- Wow! Cornedrue, là, tu me surprends vraiment!

- C'est l'effet espéré, répliqua James en faisant un clin d'½il à son meilleur ami. Et maintenant, que dirais-tu d'une petite blague aux Serpentards, digne des maraudeurs?

- Digne des... Tu veux dire, comme on en faisait avant? demanda Sirius, le ton tout émerveillé.

- Oui monsieur! Evans a maintenant d'autres choses à faire que de nous surveiller constamment et un petit coup me remettra sûrement tout mon entrain!

Sur ce, les deux garçons partirent en moins de deux. Sirius était loin de s'imaginer cette fin-là à sa soirée. C'était plutôt à une soirée plate de réconfort qu'il pensait. Mais ce changement de plan était loin de lui déplaire.

***
Encore une fois, je vous dois des excuses pour ma lenteur!!! Je n'ai pas vraiment d'excuse cette fois-ci... sauf peut-être l'euphorie de l'avant??? En tout cas... Le prochain chapitre portera sur les fêtes de Lily... J'espère que ce chapitre vous a plus... Il n'y a qu'un seul moyen de me le dire... c'est de me laisser des comms!!!xD Alors ne vous gênez pas!!!

JOYEUX TEMPS DES FÊTES!!!

Gros kisssss sous le gui!!!!!!
À plus!!!

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 18:36

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 10:29

Chapitre 19 --» Une discussion mère-fille

Chapitre 19 --» Une discussion mère-fille
- Lily! As-tu pris ta douche? cria Mrs. Evans à travers toute la petite maison de ville.

- Sûrement pas, ça sent encore le monstre hideux dans toute les pièces! ajouta Pétunia.

Lily soupira, elle en avait assez des propos insultants de sa s½ur.

- Tunie! Mêle-toi de tes affaires et va nettoyer la cuisine! Lily, tu ne m'as toujours pas répondue!

- Oui, oui, je suis toute propre, répondit Lily.

Elle plia ses vêtements chics de moldues et les serra dans sa valise juste à côté de ses manuels de cours, de ses parchemins et de son encre utiles pour ses devoirs. Elle ôta la robe de nuit en soie ridicule que sa mère lui avait offerte pour Noël et se vêtit d'une jupe courte en jeans et d'un chandail moulant gris, sans oublier de mettre ses bas de nylon. Lily boucla son bagage et descendit les marches pour aller rejoindre sa mère.
Elle avait passé une semaine dans la maison de ses parents à festoyer avec de la famille qu'elle avait perdue de vue. Elle avait dû répéter des milliers de fois son prénom à de la vieille parenté qui haussait les sourcils pour lui dire qu'ils ne se rappelaient pas d'elle et qui lui demandait ensuite de qui elle était la fille.

- Je m'appelle Lily, disait-elle en voyant tranquillement les sourcils se lever, la fille de Violette et de John.

Et là, la compréhension inondait les traits de ses interlocuteurs qui s'exclamait :

- Ah! Oui! La petite Evans exilée dans un pensionnat!

Car s'était sa couverture. Lily était une née moldue et donc seulement sa famille proche savait ce qu'elle était réellement et où elle allait passer toute son année scolaire. Les autres croyaient qu'elle partait en pensionnat et l'oubliait par la suite.
Elle avait aussi dû endurer les sarcasmes désobligeants de Pétunia et de son chien de poche, ou plutôt de son bulldog. Car elle était rarement seule; son petit ami, ou fiancé comme elle le disait, Vernon Dursley, ne la quittait jamais d'une semelle. Évidemment, Tunie avait eut la désobligeance de l'informer de l'«anormalité» de Lily.
Mais ce matin, malgré la seule présence des trois filles, il régnait dans la maison une atmosphère de haine, qui avait été diluée lorsque la maison avait été pleine à craquer d'invités. Mr. John Evans était partit au bureau et avait laissé sa femme et ses deux filles seules ensemble. Même Dursley n'était pas là.
Donc, Lily descendit avec sa valise jusqu'au rez-de-chaussée et alla rejoindre sa mère dans la salle de lavage. Pourquoi avec sa valise? Tout simplement parce que Marcus allait venir la chercher un peu plus tard dans l'après-midi pour qu'elle fête avec lui le nouvel an.

- Lily, mon agneau, tu es sûre que tu ne veux pas rester avec nous? Nous ne te voyons presque jamais et ce serait un plaisir pour tout le monde de te voir un peu plus longtemps. Je m'ennuie constamment de toi à la maison, même si je suis toujours très fière de toi, je ne me plaindrais pas de quelques jours de plus en ta compagnie.

Sa mère avait toujours eu le don de faire naître de la culpabilité dans l'esprit de n'importe qui. Ce qui était assez agaçant. Lily aussi s'ennuyait de sa mère mais elle ne voulait pour rien au monde passer plus de temps avec son ignoble s½ur.

- Je le sais bien, maman, répliqua Lily, et moi aussi j'aimerais passer plus de temps avec toi, mais pas avec Pétunia. Et puis, j'ai déjà avertit Marcus que j'allais venir et il devrait arriver dans un peu moins d'une heure.

- Bien sûr mon agneau, mais si ce garçon est aussi charmant que tu nous le décrit, il ne devrait pas s'offusquer.

- J'ai le goût de rencontrer sa famille, affirma Lily d'un ton sec afin d'avertir sa mère que le sujet était clos.

Cette dernière soupira mais changea d'air rapidement, son visage devint prévenant et légèrement mal à l'aise.

- Bon et bien, je voudrais que tu me fasses le plaisir de t'asseoir là, quelques minutes, pour que je puisse te parler, confia Violette Evans. Puisque tu partiras dans trois quarts d'heures et que je ne te reverrai que dans plusieurs mois, il va de soi que nous ayons une conversation mère-fille, de femme à presque femme.

Lily ouvrit grand la bouche d'incrédulité. Avec la nature craintive de sa mère, elle avait été surprise de ne pas avoir goûté à la supposée discussion entre filles l'été passé mais là, sa mère venait de la prendre de court.

- Tu vois, mon agneau, maintenant que tu as un petit copain, il y des choses auxquelles une mère se doit de penser et d'en informer sa fille. Les contacts se font de plus en plus intimes et pour une adolescente qui les vit pour la première fois, il est rassurant que sa mère lui en parle la première, surtout si elle ne voit pas sa fille assez souvent pour lui donner des conseils quand elle en a besoin.

- Combien de livres as-tu lu sur la relation mère-fille pour me baragouiner quelque chose d'aussi long que ça? interrogea Lily sur un ton moqueur.

- Lily, je suis sérieuse présentement. Je t'ai acheté des préservatifs pour ta protection.

- Quoi? s'écria Lily. Voyons, mamans, tu es ridicule. Je suis avec Marcus que depuis un mois et je n'ai que 15 ans!

- Justement, mon agneau! L'adolescent moyen, cette décennie-ci, a ses premières relations sexuelles à 14 ans et je ne te donne pas ça pour que tu t'en serves maintenant. Ils ne peuvent être utiles que dans quelques mois et encore, tu n'es pas obligé de t'en servir du tout. De plus, ils peuvent te servir plus tard, avec un autre garçon que Marcus. Mais tu dois toujours surveiller qu'ils ne sont pas percés, que la date d'expiration n'est pas dépasser et toujours en utiliser un quand tu ferras l'amour. Même si le monde magique a de meilleures méthodes pour ce genre de chose, je ne les connais pas, moi, ces autres méthodes, et j'aimerais que tu te serves quand même d'un préservatif. On n'est jamais trop prudent, mon agneau.

- Je ne sais pas quoi dire, avoua Lily, bouche bée.

- Alors ne dit rien. Je serais bien allée voir un gynécologue avec toi pour qu'il te prescrive la pilule, mais je n'ai pas eu le temps. Aussi, tu dois savoir que tu dois toujours être d'accord, mon agneau. L'abstinence est toujours préférable à l'insouciance!

Lily opina légèrement, encore sous le choc.

- Je suis désolée d'avoir choisi un moment aussi peu opportun, mais il fallait bien que je t'en parle. Notre conversation m'enlève un poids de sur les épaules, car une mère a toujours l'énorme crainte que sa fille tombe enceinte prématurément. Et maintenant, j'ai confiance en toi et je sais que tu ne ferras pas ces choses-là à la légère. Tu vois, mes conseils ont été utiles pour Tunie, puisqu'elle n'est toujours pas enceinte.

- Ah! Arrête maman, je ne veux pas savoir pour Pétunia, se plaignit Lily.

- Bon, c'est beau, mon agneau, range ça dans un petit coin de ta valise et je t'ai acheté des nouveaux sous-vêtements. Les voilà, l'informa Mrs. Evans en tendant à sa jeune fille les préservatifs et ses nouveaux dessous.

- Merci, remercia Lily d'une voix toujours un peu sous le choc.

- C'est bien le moins que je puisse faire, mon agneau. Là, viens ici, que je t'embrasse, je dois partir faire les courses alors je ne pourrai pas te dire au revoir quand tu partiras.

- Quoi? Mais pourquoi tout de suite? Tu ne rencontras pas Marcus!

- Je le sais bien, mon agneau, et saches que cela m'attriste énormément mais il n'y a plus de lait.

- Quelle différence y aura-t-il si tu vas acheter ton lait dans 30 minutes? Tu as un urgent besoin de lactose maintenant? C'est ça?

- Mais non, et tu comprendras quand tu seras mère, ce qui peut attendre encore 10 ans, s'empressa de rajouter sa mère.

- Ne me laisse pas seule avec Pétunia, essaya Lily en dernier recours.

- Ne t'inquiète pas, je vais la porter chez Vernon.

Lily se tut et se laissa étreindre et embrasser par sa mère. Elle la suivit jusqu'à la porte, marmonna quelques mots d'au revoir guère enthousiastes à sa s½ur et s'assit dans le salon en attendant que Marcus arrive.
Mrs. Evans avait toujours été de nature anxieuse et à la moindre chose qui clochait dans sa maison, il fallait qu'elle la règle. Elle ne travaillait pas justement, pour que la maison soit toujours propre et pour qu'il n'y ait aucun manque dans leur demeurre. Lily avait toujours trouvé la relation entre son père et sa mère tellement belle, mais ce n'est qu'aujourd'hui qu'elle comprenait qu'ils étaient prisonniers de leur routine. Il était rare de les voir se donner un quelconque signe affectif et Mrs. Evans faisait tout pour rendre son mari heureux en essayant de paraître heureuse à son tour. Ils avaient une relation vieux jeu, c'est-à-dire que l'homme avait la priorité sur la femme. C'est pour cela que Violette Evans avait couru au super marché pour acheter du lait, car dans son esprit, si son mari revenait du boulot et désirait boire au café au lait mais que le lait manquait à l'appel, ce serait alors la catastrophique qu'il ne soit pas comblé. Bien sûr qu'ils s'aimaient toujours, mais la routine les avait emporté et avait détruit leur si beau couple.
Lily comprit dès à présent que ce n'était pas une relation comme celle la qu'elle désirait avoir plus tard. Elle désirait travailler et avoir l'égalité avec son mari. Si la routine devenait trop pesante, c'était parce qu'il était temps de faire des changements dans celle-ci ou tout simplement de rompre. Lily croyait au grand amour et elle savait qu'avec la personne qui lui était destinée, elle ne se lasserait jamais de la routine, jamais.

***
Voilà un chapitre un peu plus sérieux... :D J'espère qu'il vous a tout de même plus!
Je vous souhaite une très bonne nouvelle année! Si votre année 2008 a été parfaite, alors que 2009 le soit tout autant. Et si votre année 2008 a été médiocre, alors que 2009 dépasse vos attentes!!!
Vous avez pris des résolutions? Moi si, pour mon blog, je vais essayer (je dis bien essayer... car une résolution du nouvel an n'est... pas toujours bien tenue...xD) d'être plus présente sur mon blog et d'écrire plus de nouveaux chapitres!! Et vous? Quelles résolutions avez-vous pris?

Gros kissss!!!!!
À plus!!!

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 12:33

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 13:19

Chapitre 20 --» Une étrange promenade

Chapitre 20 --» Une étrange promenade
Lily descendit les grandes marches et vit Marcus, qui l'attendait devant les portes de la grande salle. Dès qu'il vit Lily, il lui offrit un des ses sourires à faire tomber et elle lui sourit en retour sans être capable de se retenir. Comment ne pas se sentir bien en voyant ses douces lèvres se retrousser en un merveilleux sourire? Lily n'avait pas encore trouvé la clé.
Alors, comme à chaque mercredi et samedi soir, le couple se retrouvait à dix-neuf heures devant les portes de la grande salle pour passer leur soirée ensemble, puisqu'ils n'était pas, ni dans la même maison, ni dans la même année et qu'ils ne se voyaient entre les cours que rarement, donc ils s'étaient mis d'accord pour se retrouver deux soirs par semaine. Ils avaient décidé cela en revenant à Poudlard après avoir fêté comme il se doit l'arrivée de l'année 1976.
Lily avait rencontré les parents de Marcus; son père était un homme jovial mais sévère et sa mère était une grande dame plus grande que son mari et une excellente cuisinière. Tous deux l'avaient très bien accueillie et lui avait offert une petite chambre bien confortable. Lily avait aussi fait la connaissance de la grande s½ur de Marcus, elle se prénommait Lena et était une vraie fêtarde quand elle le voulait, mais aussi une personne très studieuse quand c'était le temps. Les parents de Marcus avaient invité toute leur famille pour fêter le 31 au soir et Marcus et Lily avaient beaucoup dansé ensemble, tellement qu'ils en avaient eu mal aux pieds à la fin. Et le 1er janvier 1976, Marcus et Lily étaient restés seuls dans la maison pour avoir, pour la première fois, une journée à eux seuls. Alors, Marcus en avait profité pour faire visiter son petit village à Lily, ils jouèrent aussi aux échecs version sorcier (Lily gagna) et ils finirent la journée enroulé dans une grosse couverte sur le divan, devant un gros feu à se parler librement et tendrement.
Lily avait adoré son moment avec Marcus, plus même que celui dans sa propre famille, et c'est pour cela qu'elle avait désiré avoir d'autres moments avec lui semblables à ce qu'ils avaient vécus.
Donc Lily alla rejoindre son petit copain au petit trot et l'embrassa doucement lorsqu'elle fut à sa hauteur.

- Que fait-on ce soir? lui demanda Marcus.

- J'avais envie d'aller faire un tour dehors, proposa Lily en lui montra son manteau sur son bras et ses bottes dans ses pieds.

- Alors, attends-moi ici. Je vais aller chercher mes choses et je reviens dans deux petites minutes.

Avant de disparaître, il posa ses lèvres sur le front de Lily et déguerpît. La rouquine eut tout juste le temps d'enrouler son foulard de Gryffondor autour de son coup, d'enfiler ses épaisses mitaines et son manteau moldu que Marcus revenait déjà tout habillé. Il lui attrapa la main et ils partirent se promener ensemble dans le parc de Poudlard. Le ciel était déjà très obscur et les étoiles scintillaient faiblement dans la noirceur, seule la lune illuminait le ciel dans son rond parfaitement plein. Lily et Marcus marchèrent sur le bord du lac et, lorsqu'il furent assez loin, revinrent sur leurs pas. La règle était qu'il fallait être revenu dans le château à 20h30 et à 20h20 exactement ils gravissaient les marches extérieures de Poudlard.
Quand tout à coup, Lily entendit des cris de loups venant de plus loin. Les feulements étaient forts et puissants mais ils avaient été lâchés dans un souffle d'agonie. Quand le loup se tut, un calme plat régna dans le parc, pas même le son du vent venait gâché ce moment de tension. Lily se retourna tranquillement vers Marcus qui arborait la même expression qu'elle : la surprise et l'inquiétude. Qu'est-ce qui avait blessé ce loup?

- Il faut aller voir, Marcus, dit Lily d'une traite en partant vers les cris. Il faut aller aider ce loup, il est blessé.

- Non, Lily, répliqua Marcus d'un ton autoritaire en essayant de ramener Lily auprès de lui en tirant sur sa main. Tu as perdu la tête? Si ce loup a été blessé par quelque chose, ce quelque chose est sûrement bien plus dangereux que cette bête. Et puis, c'est le cycle de la vie.

- Tu as déjà entendu parler d'un quelconque prédateur du loup, toi? Le loup est habituellement l'animal le plus fort dans une forêt, il est rarement blessé par un autre animal. Ce qui a blessé ce loup, ne doit pas être qu'un simple animal.

- Raison de plus pour partir, ajouta Marcus. C'est dangereux, Lily. Écoute-moi et viens, nous irons en parler à un professeur. D'accord?

- Non, déclina Lily, c'est Haggrid qui s'occupe du parc. Allons le voir.

Juste comme elle disait c'est mot, un mouvement attira son attention à sa gauche. D'habitude, c'est quand une chose inhabituelle se met à se mouvoir qu'il attire notre attention, mais là, c'était le contraire. Le saule cogneur habituellement si agressif et toujours en mouvement venait d'arrêter de bouger, ses branches flottaient dans le vide, sans vie, ce qui était totalement anormal. Ce qui devint encore plus anormal fut la forme noire qui s'approchait du saule cogneur. De loin, on aurait dit un animal fluide et long sur pattes, et Lily remarqua aussi une autre chose sur sa tête. Tout d'abord elle crut que s'était des branches d'arbres, mais elle comprit que c'était des bois. Le cervidé s'avança de plus en plus du tronc de l'arbre et finit par disparaître complètement et étrangement.

- Où est-il partit? questionna Lily à Marcus en se retournant vers son petit ami, mais ce dernier était toujours attentif au silence de la forêt interdite.

- Le loup? J'imagine qu'il est toujours dans la forêt.

- Non, l'animal, répliqua Lily. Le saule cogneur a arrêté de bouger et un cervidé s'est avancé vers son tronc et il a disparu.

Marcus tourna son regard vers le saule cogneur et remarqua avec la même surprise que Lily, l'immobilité du saule cogneur.

- Je l'ignore, je ne l'ai pas vu.

- Viens, il faut en parler à Haggrid, reprit Lily. Viens.

Elle partit à la course vers la petite cabane du garde chasse et Marcus suivit sans trop de conviction.
Lorsqu'elle arriva devant la demeure du grand homme, elle cogna timidement. Tout d'abord, un chien se mit à japper fort et des pas très lourds se firent entendre dans la maison.

- Tais-toi Crockdur, rugit une voix grave. Qui est-là? rajouta Haggrid à travers la porte.

- Heu... c'est... heu... Lily Evans et Marcus Abbot, annonça Lily sans savoir s'il allait savoir qui ils étaient. Nous sommes des élèves du château...

Cette information fit réagir Haggrid au quart de tour, car il ouvrit la porte en grand très rapidement et s'écria :

- Vite, vite, entrez!

Lily et Marcus s'exécutèrent rapidement, sentant la panique monter en eux. Il était au courant, il connaissait l'existence d'une quelconque bête dangereuse dans le parc.
Le garde chasse referma rapidement la porte et la verrouilla.

- Que faites-vous dehors à cette heure? s'enquit-il, d'un ton fort et sévère.

- Nous... nous nous sommes promenés et le couvre feu n'est pas encore dépassé, dit Lily.

Haggrid posa les yeux sur une horrible horloge ornant son mur.

- Vous ne devriez pas être en-dehors du château par une nuit pareille, même s'il reste deux minutes au couvre-feu.

Marcus et Lily se regardèrent, inquiet et interrogateur.

- Pourquoi ne devrions-nous pas être à l'extérieur ce soir, monsieur? interrogea Lily.

- Parce que... puisque... parce que c'est dangereux, voilà tout, maintenant, venez avec moi, je vous raccompagne jusqu'au château.

- Non, attendez, nous sommes venu vous prévenir qu'un loup a été gravement blessé ce soir, ajouta Lily.

- Quoi? Que dites-vous? s'enquit Haggrid, apparemment très surpris.

- Je... nous étions devant les portes du château, quand nous avons entendu hurler un loup d'agonie. Nous... Je crois bien qu'une autre bête très dangereuse l'aurait blessé et j'ai cru pertinent de vous en avertir.

Lorsque Lily eut finit son récit, Haggrid ouvrit sa bouche d'hébétude, comme s'il réfléchissait fortement et avec inquiétude. Seul le halètement du chien était audible.

- Maintenant, écoutez-moi bien tout les deux, avertit Haggrid après un long moment. Je suis au courant de cette bête, et je ne peux rien y faire. Cette bête est très dangereuse, c'est pourquoi vous ne devez pas sortir trop tard le soir. Je vais sur-le-champ vous raccompagnez au château et vous allez me promettre de ne plus jamais parler de cette incident. Vous ne voudriez pas effrayer vos copains, n'est ce pas?

Lily et Marcus opinèrent rapidement. Haggrid enfila un épais manteau en un tissu que Lily ne put identifier, s'arma d'une longue arbalète, déverrouilla la serrure et ouvrit la porte. Tout le trajet de retour ce fit silencieusement et Lily et Marcus durent courir pour suivre les enjambées du garde chasse.

- Maintenant, montez directement dans vos dortoirs sans détour, ordonna Haggrid.

Il repartit vers sa cabane et le couple entra dans Poudlard. Lily et Marcus s'embrassèrent timidement et se dirent au revoir sans grande conviction. La rouquine retourna en courant jusqu'à la salle commune de Gryffondor en se questionnant sur sa soirée.
Étrangement, Lily et Marcus avait eu beaucoup moins de chose à se dire pendant leur marche. D'habitude, leur discussion était inépuisable, aujourd'hui, plusieurs silences l'avaient animée. Et qu'est-ce qui avait attaqué ce pauvre loup? Aussi, où était passé l'animal à corne? Pourquoi le saule cogneur s'était-il immobilisé? Tant de questions se bousculaient dans sa tête et lorsqu'elle pénétra dans la salle commune, elle était encore pleine. Elle se faufila dans son dortoir afin d'éviter Prue et Jazmin qui voudrait sûrement avoir un compte rendu de sa soirée. Étant occupée à essayer de se cacher, Lily ne remarqua aucunement l'absence étrange des maraudeurs dans la salle commune, une absence pourtant habituelle en ce jour de pleine lune...

***

Et bien... c'est un bon début de nouvelle année!!! Je respecte déjà assez bien ma résolution!!! Deux chapitres d'un coup!!! Houlà!!! Alors votre opinion pour celui-ci??? J'attends vos comms avec une grande impatience!!! C'est le plus beau cadeau de Noël/Jour de l'an que vous ne pouvez pas me donner!!! :D ... d'accord j'arrête...
Aussi je dois vous avertir que le blog qui mettra mon 2000e comm récoltera 40 comms pour son blog!!!À vos claviers!!! ^^

Gros kissss!!!!!
À plus!!!

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 15:06

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 13:35

Chapitre 21 --» Un reccord à battre

Chapitre 21 --» Un reccord à battre
Les nuits que Remus aimaient le plus étaient celles où la lune était en un croissant très mince dans le ciel, ou tout simplement quand c'était la nouvelle lune. Ainsi, tous ses sens lupins s'endormaient pour refaire surface tranquillement et au fur et à mesure que la portion de lune visible grandissait. Comme ses nuits confortables étaient bien moins nombreuses que les autres, il profitait de ses moments pour dormir le plus possible. Lorsque le croissant lunaire était assez épais, ses nuits étaient courtes et remplis de cauchemars, c'est pour cela qu'il arborait souvent d'immenses cernes sous ses yeux.
Ainsi, deux semaines s'étaient écoulées depuis sa dernière transformation et il dormait comme un gros bébé. Les doux rayons de soleil qui passaient à travers la fenêtre réveillèrent doucement Remus qui ouvrit tranquillement les yeux avec aisance. Il avait très bien dormis et était absolument prêt pour sa journée. Tout lui semblait rose, même les chuchotis agaçants de Sirius et James ne l'affectèrent pas. Il s'étira fortement dans son lit, fit craquer es jointures coincées de ses doigts et repoussa ses couvertures.

- On est heureux ce matin, Lunard? grommela Sirius en remarquant ses mouvements fluides et enjoués.

- Oh! oui! J'ai passé une nuit formidable, annonça Remus.

- Hé! Ne nous raconte pas tes rêves, espèce de pervers! Tu ne voudrais pas traumatiser nos esprits si jeunes et naïfs, hein? blagua James.

Remus leva les yeux au ciel, se leva et prit la route des toilettes.

- Sache que les meilleures nuits sont celles sans rêve, mon cher Cornedrue, ajouta le loup-garou.

- Bah! Ça dépend pour qui! Les rêves ne sont pas toujours médiocres, n'est-ce pas Patmol?

- Tu l'as dit!

- Crétin, grogna Remus en refermant la porte de la salle de bain.

Il était de si bonne humeur que même l'humour offusquante de Sirius et James n'avait pas pu percer sa bulle. Il prit une rapide douche et s'habilla rapidement. Il ressortit des toilettes et faillit trébuché sur James qui était assis en indien juste devant la porte.

- Ah! Cornedrue, qu'est-ce que tu fais là?

- Je compte, ça ne se voit pas? répliqua James.

Effectivement, il avait le nez collé dans des parchemins et il comptait sur ses doigts des choses que Remus ne pouvait voir.

- Et, je peux savoir ce que tu comptes?

- Les retenues que j'ai eues en commun avec Patmol, continua James sur un ton platement neutre, sans lever les yeux vers son ami.

- Pour quelles raisons? s'enquit Remus.

- Ça, tu ne le sauras que plus tard, annonça Sirius qui faisait la même chose que James, mais dans un coin opposé.

Apparemment, son interrogatoire prenait fin là. Il avait tout de même une idée assez vague de leurs actions. Soudain, il prit conscience que quelque chose clochait.

- Où est Queudver? demanda Remus.

- Il est parti petit-déjeuner, le renseigna James sur le même ton, puisque nous étions trop occupé pour y aller avec lui et parce que tu dormais comme un énorme bébé.

- Et tu aurais du entendre son ventre! C'était insupportable, renchérit Sirius. Dit Corn' tu y arrives?

- Oui! Ça y est! annonça l'autre, d'une voix où pointait l'excitation.

- Arriver à quoi? questionna Remus.

- Et tout est prêt? demanda le premier sans se donner la peine de répondre à Remus.

- Oui, parfaitement! s'exclama James.

Les deux idiots ramassèrent leurs parchemins, les mirent dans leur sac respectif et suivirent Remus en
dehors du dortoir. Ils passèrent rapidement à la grande salle pour se prendre un croissant qu'ils mangèrent en route vers la haute tour du cours de divination.
Lorsque les trois maraudeurs pénétrèrent dans le local de divination, la cloche sonna.

- Vous êtes justes, messieurs, geignit la voix aigüe et nasillarde du professeur Junon Baggarley.

C'était une grande dame qui paraissait plus vieille encore que Dumbledore et qui portait toujours de grands foulards qui traînaient au sol. Ses longs cheveux blancs étaient toujours coiffés en un chignon désordonné et mou et on aurait pu dire que ses lunettes épaississaient années après années.

- Désolé, madame, s'excusa Sirius, nous avions quelques petites choses à finaliser.

- Mmmm, grogna-t-elle.

Remus, James et Sirius rejoignirent Peter qui leur avait gardé des poufs. Et le professeur se mit à baragouiner ses informations. Il était impossible de s'endormir pendant ce cours tant la voix de Baggarley était agressante, même que des fois, sa voix changeait de ton sans prévenir, comme si elle muait. Lorsqu'elle eut finit de donner ses instructions, elle passa aux élèves une carte du ciel comme on pouvait le voir en ce moment et il leur fallu prédire les évènements à venir en ce fiant aux influences planétaires.
Mais juste comme les murmures commençaient à s'élever dans la classe, juste comme les élèves commençaient à essayer de trouver quelque chose, Remus vit James et Sirius sortirent leur baguette. Il n'eut pas le temps de les arrêter. Cornedrue et Patmol marmonnèrent une formule et un jet de lumière orange partit en direction de leur professeur. Lorsque le jet rencontra la grande dame, il n'y eut aucun choc, seulement les élèves qui avaient vus le sort, avaient remarqué ce qui se passait. Tranquillement, lentement, légèrement, le chignon mal peigné de Baggarley se détacha de sa tête et tomba au sol et les autres cheveux argentés suivirent la cadence. Bientôt plus aucun cheveu ne parsemait le crâne du professeur de divination. Tandis que Baggarley continuait sa marche jusqu'à son bureau, sans avoir remarqué sa nouvelle allure, la classe partit d'un grand rire. Sauf, évidemment, Lily et Remus. Ce dernier regardait la scène avec amusement, mais en essayant de reprendre son sérieux de préfet et secoua la tête de mécontentement pour avoir l'air plus crédible. Quant à la seconde préfète de Gryffondor, elle, elle fulminait de rage et son visage rougit de colère. Elle planta ses ongles dans ses paumes pour s'empêcher d'aller frapper les coupables.
Baggarley se retourna vers sa classe en entendant l'hilarité générale et fronça les sourcils en voyant que sa classe se moquait d'elle-même. Elle tourna sa tête dégarnie vers l'affreux vieux miroir pendu au mur et lâcha un énorme cri perçant en voyant sa tête. Ses mains se plaquèrent sur sa tête pour être sûre que sa vision ne lui faisait pas défaut et s'écroula en ne sentant sous ses doigts que de la vieille peau.
Le silence revint dans la salle en voyant l'état de leur professeur et l'inquiétude arriva. Seule Lily réagit et mit de côté sa rage pour aller aider Baggarley. Elle posa son index et son majeur dans le creux de la gorge du professeur et ressentit un pouls rapide.

- Remus, va chercher Mrs. Pomfresh! s'écria Lily.

Mais juste comme le loup-garou ce levait, McGonagall arriva en panique dans le local. Elle remarqua tout de suite le silence de mort régnant dans le local, Remus debout prêt de son pouf, Baggarley chauve évanouie et Lily accroupie à ses côtés. Elle se précipita vers la vieille dame et la rouquine, mais tranquillement, le professeur de divination reprit ses esprits.

- Restez étendue, Junon, prévint McGonagall, vous avez fait une belle chute.

Alors que la blessée écoutait la sous-directrice, cette dernière se mit face à la classe.

- Qui a fait ça? demanda-t-elle d'une voix autoritaire tout en sachant pertinemment qui étaient les
auteurs de ce coup.

- C'est nous, madame, s'exclamèrent Sirius et James d'une même voix dépourvue de remord.



- NON, MAIS VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DE LA GRAVITÉ DE VOTRE GESTE? cria McGonagall lorsqu'elle fut rendue dans son bureau devant les deux maraudeurs. EN TOMBANT AINSI, LE PROFESSEUR BAGGARLEY AURAIT PU SE COGNER LA TÊTE TRÈS FORT, OU SE CASSER LE COUP, OU D'AUTRE CHOSE BEAUCOUP PLUS GRAVES!

Les deux fautifs regardaient leur directrice de maison d'un air soumis, mais toujours sans remord.

- VOUS ÊTES TRÈS CHANCEUX QU'ELLE N'AIT RIEN EUX, VOUS DEUX! MAIS VOUS MÉRITEZ TOUT DE MÊME UNE TRÈS GROSSE SENTENCE.

- Non sommes d'accord avec vous, professeur, prononça James, notre action était stupide et impertinente et nous méritons des heures de retenue.

McGonagall fronça les sourcils. Qu'est-ce qui leur prenait de se culpabiliser ainsi? Jamais ils n'avaient fait ça, et le ton de voix de James était restreint de culpabilité. Elle soupçonnait un autre coup.

- Pour quelle raison avez-vous rendu votre professeur chauve? s'enquit-elle.

- Nous voulions faire une blague, commença Sirius, mais nous comprenons maintenant que c'était tout sauf amusant et nous allons accepter toutes retenues.

Mais qu'est-ce qu'ils avaient à désirer avoir une retenue?

- Et pour quelle raison devrais-je vous donner une retenue?

- Pour notre indiscipline en cours et notre imprudence envers une personne très âgée, répondit le capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor.

Les sourcils de McGonagall s'arquèrent encore plus. Que manigançait-il?

- Et pourquoi voulez-vous avoir une retenue? interrogea McGonagall. Et ne me sortez pas une de vos réponses déjà toutes préparées, je veux les vraies raisons, sinon, Mr. Potter, vous pouvez dire adieu à votre saison de Quidditch.

Les yeux de James devinrent aussi gros que des vifs d'or et la raison sortit immédiatement de sa bouche.

- Nous voulions battre le record enregistré des personnes ayant eu le plus de retenues en commun et il nous en manquait plus qu'une seule.

Les yeux des deux garçons se baissèrent vers le sol honteusement et de manière synchronisée.

- Vous pouvez être sûrs que vous allez l'avoir cette retenue, puisque vous avez agi comme des... comme des scroutts à pétard! Mr. Potter, vous ne direz pas adieu à votre saison de Quidditch car je ne veux pas que cet incident stupide vienne influencer le déroulement des matchs, mais vous serez sanctionnés très sévèrement. Vous serez, tous les deux, dispensés de sortie à Pré-au-lard et pendant que les autres élèves s'amuseront, vous, vous aiderez Haggrid à laver ses enclos malodorants. Aussi, pendant les deux prochaines semaines, vous viendrez chaque soir à 19h00 passer quelques heures en ma compagnie. Maintenant, allez vous excuser au professeur Baggarley à l'infirmerie et lorsque vous passerez devant les points de Gryffondor, jetez donc un coup d'½il pour savoir combien de points il restera à Gryffondor après que je vous aie ôtez 25 points chacun.

Les deux maraudeurs sortirent la tête baissée du bureau de McGonagall et quand ils furent assez loin d'elle, ils se jetèrent un regard vainqueur et se frappèrent dans les mains. Ses sanctions ne les dérangeaient pas puisqu'ils savaient comment aller à Pré-au-lard clandestinement et ses heures de retenue ne pouvaient être désagréables, car ils allaient les passer ensemble. Une punition n'était pas une punition lorsqu'ils étaient ensemble...

***
Et oui!!! Déjà un autre chapitre!!! Vous avez des commentaires???
Je ne sais pas si je vous en avait déjà parlé mais si vous voulez lire mon opinion sur Les contes de Beedle le Barde, c'est ICI.

Sur ce, je vous donne une grosse bise!!!!!
Et je vous souhaite un bon retour à la routine scolaire...
À plus!!!

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 17:10

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 13:48